Description historique
Le moulin à farine de Drulingen est cité pour la première fois en 1530. En 1680, il est acquis par les Steinkallenfels, seigneurs d'Asswiller, qui le cèdent au comte de Sarrewerden en 1775. Une enquête administrative de 1809 relève que l'établissement est équipé de meules en pierre provenant de Champagne-Ardenne et qu'il peut moudre 300 kg de farine par jour. Il est réglementé par ordonnance du 7 septembre 1847. Les ouvrages régulateurs, attestés par un procès verbal de récolement du 6 juillet 1856, consistent en un déversoir en pierre établi à 270 mètres en amont du moulin, d'une longueur de 16 mètres, et une vanne de décharge qui présente une ouverture de 0, 92 mètre. A cette époque, le site se compose d'un logis et de l'atelier de fabrication, s'articulant sur un plan rectangulaire. Au cours des années 1880, le moulin est acquis par Louis Mertz. Ce dernier y réalise d'importantes modifications. Il procède à la mécanisation de l'établissement et le dote de magasins qui prolongent le bâtiment au sud-est et au sud-ouest. En 1937, Henri Pettikoffer s'associe à Chrétien Mertz pour exploiter la minoterie. A cette époque, la capacité d'écrasement s'élève à 45000 quintaux de blé et le contingent est fixé à 27089 quintaux. L'établissement dispose de trois camions avec trois chauffeurs et un convoyeur qui assurent la livraison de la production jusqu'en Lorraine. En 1951-1952, la minoterie est à nouveau modernisée. La circulation des grains au moyen des élévateurs à godets est abandonnée au profit d'un système par aspiration (pneumatique). L'exploitation est toutefois abandonnée en 1964. Les machines de production sont cédées à cette date. Les bâtiments hébergent un dépôt de farine durant un certain temps avant que cette activité ne périclite également. En 1984, le moulin est vendu à Alfred Koenig et le site abrite depuis lors une entreprise de carrelage. Il ne reste rien des anciennes installations et une partie des constructions menacent ruine. £ En 1809, le moulin est doté d'une roue hydraulique verticale. Un plan de 1851 confirme la présence d'un seul tournant dans le bâtiment d'eau. Il s'agit d'une roue "en dessus". L'enquête administrative de 1869, relative aux cours d'eau non navigables ni flottables et aux usines qui s'y trouvent, mentionne une roue à augets. En 1906, une turbine hydraulique se substitue à la roue. Un moteur diesel lui est associé par la suite, afin d'assurer le fonctionnement du moulin en période de basses eaux. A partir du début des années 1950, l'établissement abandonne la force motrice de l'eau au profit de l'électricité.£ Au milieu du 20e siècle, la minoterie compte onze employés dont trois chauffeurs, un convoyeur et trois employés de bureau. Le reste de l'effectif est occupé à la production.