Château ; ferme
Château et ferme
Grand Est ; Bas-Rhin (67) ; Wissembourg
Anciennement région de : Alsace
Wissembourg
Altenstadt, Geisberg
1993 007 D4
En écart
1er quart 18e siècle
1711
En 1692, Jean Gaspard de Hatzel (bourgeois anobli et bailli royal) acquit le site où un château médiéval semble avoir existé. Il ne cessa d'agrandir le domaine et y fit construire un château par l'architecte Rondouin (cité par B. Weigel ; selon un renseignement oral, un descendant de l'architecte, établi en Floride, posséderait les plans du château. Le château, entre cour et jardin, était complété par de vastes dépendances agricoles en U autour de la cour. L'exploitation de la ferme fut confiée à des mennonites suisses dont les descendants occupent toujours le Geisberg. L'ancien pigeonnier, qui faisait face au château, est daté sur ses portes charretières de 1711. Cette date correspond sans doute à la construction d'une grande partie des bâtiments probablement achevés vers 1714, date de la cloche qui surmontait l'entrée. Le domaine abritait une chapelle dédiée à saint Martin qui était desservie par les augustins de Wissembourg. Le château comportait un corps de bâtiment central avec avant-corps à pans coupés côté jardin, précédé d'un important perron à balustrade. Il était flanqué de part et d'autre par une aile en légère saillie couverte en pavillon. La cave, en étage de soubassement, était surmontée d'un rez-de-chaussée légèrement surélevé côté cour, très surélevé côté jardin. La porte d'entrée couronnée par un fronton cintré portait des armoiries jumelées et était surmontée par l'édicule qui abritait la cloche (conservée) de 1714. Vers 1755 le domaine fut vendu à Philippe Michel Weber qui en resta propriétaire jusqu'à la Révolution. En 1793, le général Hoche s'empara du Geisberg occupé par les Autrichiens. L'ancienne maison du portier, qui figure selon des proportions différentes sur le plan cadastral de 1831, a probablement été reconstruite après cette date. En 1850 le pigeonnier fut transformé en salle de culte pour les mennonites. En 1870, le Geisberg et le château furent au centre des 1ers combats entre la France et l'Allemagne. Une partie des bâtiments resta habitée par des familles mennonites, le reste fut laissé à l'abandon. En 1940 le Geisberg fut une des 1ères cibles de la guerre et le château déjà en fort mauvais état fut incendié. Ses ruines furent détruites en 1947, de nouvelles maisons furent construites pour les mennonites qui se partagent entièrement le domaine du château. Une chapelle a été érigée en 1973, remplaçant l'ancienne salle de culte du pigeonnier resté désaffecté après divers projets pour l'installation d'une salle d'archives-bibliothèque consacrée à l'histoire des mennonites.
Grès ; moellon ; enduit
1 étage carré
De l'ancien château subsistent une partie du soubassement de la façade sur cour, les ruines des 2 pavillons d'angle de l'enclos du jardin (autrefois couverts d'un bulbe) , le pigeonnier à étage, de plan rectangulaire, avec toit à croupes et avec portes charretières en arc surbaissé ; l'une est ornée d'un cartouche sculpté, bûché avec date 1711, l'autre porte le même millésime sur la clé de cintre. Côté est subsiste l'ancienne maison du portier à 1 étage sur rez-de-chaussée avec toit à demi-croupes. Dans le jardin de la maison moderne No 12 se trouve l'ancien puits.
Sculpture
Cartouche.
Arc surbaissé
Vestiges
1990/07/09 : inscrit MH partiellement
Sont compris dans l'inscription la tour-porche (pigeonnier) , les 2 pavillons et la maison du portier.
IM67012208 ; IM67012207 ; IM67012209 ; IM67012211 ; IM67012210
À signaler
1998
© Inventaire général
1999
Parent Brigitte ; Fritsch Emmanuel
Dossier individuel
Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31