Collégiale ; église paroissiale
Saint-Florent ; Saint-Jean-Baptiste
Collégiale Saint-Florent, église paroissiale Saint-Jean-Baptiste
Grand Est ; Bas-Rhin (67) ; Niederhaslach ; place de l'Église
Anciennement région de : Alsace
Molsheim
Église (place de l')
1818 ; 1986 02
En village
Couvent Saint-Florent
IA67011295
11e siècle (?) ; 4e quart 13e siècle (?) ; 14e siècle (?) ; 3e quart 19e siècle
1287 ; 1856
Sur l'église ou chapelle abbatiale primitive du couvent fondé par saint Florent, évêque de Strasbourg, au cours du dernier tiers du 6e siècle, on ne possède pas d'informations. Ce couvent, supposé avoir suivi la Règle bénédictine, fut transformé en un chapitre de chanoines au 11e siècle. L'utilisation conjointe comme église paroissiale, dédiée à saint Jean Baptiste, est attestée depuis 1217. Des vestiges de murs, hauts de 5 mètres (départs d'une abside centrale entre deux absidioles), furent observés en 1853 par le curé Kramer, de part et d'autre du choeur. D'après la présence d'impostes chanfreinées, ces maçonneries ne sont pas antérieures au 11e siècle. Une lettre d'indulgence de 1274 mentionne que l'église était en mauvais état et qu'elle allait être reconstruite. Vers cette date aurait été entrepris le choeur actuel. Selon une inscription sur un contrefort du choeur, un incendie toucha ce dernier en 1287 (ANNO.DNI.M.CCLXXX/VII.IIII.MONAS.IVNII/CONBU). Une lettre d'indulgence publiée en 1295 souligne le mauvais état du vieil édifice et la nécessité de le rebâtir. Une autre lettre d'indulgence, de 1300, évoque les dispendieux travaux que l'on envisageait alors. Le jubé est cité en 1316, ce qui indiquerait qu'une partie de l'édifice était alors en fonction. Selon Th. Rieger et R. Recht, la nef de l'église actuelle fut construite à partir de 1320. On possède encore la pierre tombale d'un maître d'oeuvre de l'église de Niederhaslach, mort sur le chantier en 1330. Son nom n'est plus lisible, mais il est désigné comme "fils d'Erwin, maître d'oeuvre de la cathédrale de Strasbourg". En 1344 eut lieu la fondation de la chapelle de la Croix (aujourd'hui chapelle de la Vierge) qui fut apparemment élevée vers cette date. La nef aurait reçu ses voûtes peu après 1345. Les troupes suédoises incendièrent l'église en 1633. Elle fut réparée sommairement à la fin du 17e siècle. La restauration générale de l'édifice (1854-1870) fut conduite par l'architecte des monuments historiques, Émile Boeswillwald. Il éleva notamment le haut de la tour, reconstruisit le campanile du côté est de la nef (daté 1856), remplaça l'avant-corps quadrangulaire côté sud par une tourelle ronde et couronna les contreforts de la nef et de la chapelle par des pinacles. Après 1872, avant 1890, le bâtiment à étage côté nord du choeur, comportant l'ancienne salle capitulaire vers l'ouest, fut remanié (actuelle sacristie) : les arcades gothiques du rez-de-chaussée ayant fait partie du cloître furent fermées, la voûte du rez-de-chaussée fut supprimée, la demi-croupe fut remplacée par une croupe.
Grès ; moyen appareil ; moellon ; enduit
3 vaisseaux
Église gothique, orientée, de type basilical, sans transept, entièrement voûtée sur croisées d'ogives (à l'exception de la sacristie, voûtée d'arêtes). Le choeur, d'une travée avec abside à sept pans, est peu élevé. Il se raccorde à l'avant-choeur (choeur des chanoines), de 3 travées, plus large et plus haut. Le vaisseau central de cinq travées est bordé de bas-côtés. Des piles en losange, aux faces lisses, reçoivent les grandes arcades moulurées, en arc brisé. Il n'existe pas de triforium, mais les fenêtres hautes, relativement exiguës, se prolongent sur la paroi en remplages aveugles. Le clocher dans-oeuvre est flanqué par 2 tourelles polygonales donnant accès aux parties hautes. La façade occidentale est la partie la plus décorée. Deux statues d'ébrasement et un tympan sculpté ornent le portail. Le mur au-dessus de la coursière est ajouré par la rose. Le tiers supérieur de la tour, en grès rose vif, est une création libre de Boeswillwald. Au sud, s'étend la chapelle de la Vierge. Au nord de l'avant-choeur lui fait pendant la chapelle Saint-Joseph (ancienne salle capitulaire), communiquant vers l'est avec la sacristie. Celle-ci est couverte par les quatre voûtes d'arêtes de l'ancien étage, sur pilier central (les voûtes du rez-de-chaussée ont été supprimées) ; elle conserve les arcs brisés qui communiquaient avec les galeries ouest et sud du cloître roman.
Sculpture (étudiée dans la base Palissy)
Portail occidental : Annonciation, Vie de saint Florent et Couronnement de la Vierge, prophètes et anges. À l'intérieur,clés de voûte sculptées principalement de têtes de feuille, chapiteaux feuillagés et quelques personnages isolés, en relief.
Restauré
1900/03/16 : classé MH
Classement de l'église par liste de 1846 ; 1930 : confirmation du classement dans le J.O.
IM67016773 ; IM67016804 ; IM67016754 ; IM67016798 ; IM67016800 ; IM67016816 ; IM67016757 ; IM67016761 ; IM67016780 ; IM67016814 ; IM67016759 ; IM67016783 ; IM67016796 ; IM67016784 ; IM67016792 ; IM67016811 ; IM67016794 ; IM67016799 ; IM67016817 ; IM67016758 ; IM67016774 ; IM67016795 ; IM67016803 ; IM67016809 ; IM67016815 ; IM67016778 ; IM67016789 ; IM67016807 ; IM67016812 ; IM67016777 ; IM67016785 ; IM67016787 ; IM67016791 ; IM67016806 ; IM67016808 ; IM67016782 ; IM67016793 ; IM67016797 ; IM67016810 ; IM67016775 ; IM67016755 ; IM67016790 ; IM67016801 ; IM67016805 ; IM67016776 ; IM67016802 ; IM67016756 ; IM67016781 ; IM67016786 ; IM67016788 ; IM67016813 ; IM67016895 ; IM67016904 ; IM67016888 ; IM67016893 ; IM67016903 ; IM67016897 ; IM67016909 ; IM67016905 ; IM67016906 ; IM67016886 ; IM67016891 ; IM67016902 ; IM67016894 ; IM67016889 ; IM67016892 ; IM67016890 ; IM67016908 ; IM67016910 ; IM67016887 ; IM67016898 ; IM67016901 ; IM67016896 ; IM67016900 ; IM67016907
À signaler
2001
© Inventaire général
2003
Parent Brigitte ; Fritsch Emmanuel ; Meyer Jean-Philippe
Sous-dossier
Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31