Description historique
En 1798 (An VI de la République) Thiebault Hodel, restaurateur à la Nouvelle Auberge, fonde une scierie en face de son établissement. En juillet 1830, il obtient l'autorisation d'y adjoindre un moulin à huile. Le mois suivant il fait part de son souhait d'établir un bâtiment d'eau pour son huilerie, sur le bief de dérivation de la scierie. En 1840, Hodel fait reconstruire son moulin à huile et clore son jardin situé au nord-est du site, le long du chemin menant à Wihr-au-Val. Au début des années 1860, la scierie est équipée d'une lame verticale et d'une lame circulaire. L'huilerie est dotée d'une meule. En 1869, l'ensemble du site est acquis par les Hartmann, manufacturiers du textile à Munster pour parer à l'installation d'une usine concurrente sur la commune de Wihr-au-Val. A cette époque, la scierie comprend une maison d'habitation avec cour, une écurie, une grange et un jardin, une scie circulaire et trois presses à huile. Les industriels confient l'exploitation de l'établissement à un gérant, M. Daniel Kempf jusqu'en 1925, année où son petit-fils acquiert l'ensemble des installations. En 1930, une batteuse associée à une lieuse est mise en place dans un hangar situé au nord du site. Les habitants des villages alentour viennent y faire battre leurs récoltes jusqu'en 1947. Dix ans plus tard, la scierie est acquise par la société Emile Grauer d'Ostheim. A cette occasion, la production d'huile est abandonnée. En 1964 et 1965, la scierie se dote de bureaux et édifie un silo à sciure. En 1990 est créé un atelier de raboterie dans une nouvelle construction au nord du site. La même année, un réaménagement routier impose la démolition du logis, de l'écurie et de la grange. Cet ensemble avait été édifié par François Hodel comme l'atteste un linteau conservé qui mentionne les initiales du maître d'ouvre (F.H.) et la date de 1834. A ce jour, la scierie est toujours exploitée. £En 1838, la scierie est actionnée par deux roues hydrauliques verticales et le moulin à huile par un seul tournant de même nature. Par la suite une turbine s'y substitue. On y adjoint une locomobile ainsi qu'un moteur électrique d'appoint. La locomobile fonctionne jusqu'au début des années 1960. Depuis lors, la scierie est actionnée par l'énergie électrique. La turbine hydraulique, toujours présente, est hors d'usage. L'établissement est équipé de trois scies alternatives à lames multiples. Deux sont de fabrication ancienne et ne sont plus exploitées. Il s'agit de machines de marque Socolest-Valdoie. L'une est datée de 1950, la seconde de 1957. Le dernier châssis, de marque Linck, est toujours en fonction. Il a été construit en 1964 et installé sur le site en 1984. £En 1957, sept personnes travaillent au sein de l'établissement. Cet effectif est maintenu jusqu'en 1983, date à laquelle une nouvelle orientation est donnée à l'entreprise. Dès lors la scierie n'emploie plus que deux salariés.