Scierie ; moulin à huile
Scierie de la Nouvelle Auberge, puis Scierie Grauer
Scierie et moulin à huile de la Nouvelle Auberge, puis scierie Grauer
Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Wihr-au-Val ; 06 C.D. 417
Anciennement région de : Alsace
Munster
Munster
Nouvelle Auberge
C.D. 417 ( ) 06
1987 14 493, 758
En écart
Atelier de fabrication ; bief de dérivation ; aire des matières premières ; aire des produits manufacturés ; silo ; bureau d'entreprise
4e quart 18e siècle ; 2e quart 19e siècle ; 2e moitié 20e siècle
1798 ; 1830 ; 1834 ; 1840 ; 1964 ; 1990
Daté par source
En 1798 (An VI de la République) Thiebault Hodel, restaurateur à la Nouvelle Auberge, fonde une scierie en face de son établissement. En juillet 1830, il obtient l'autorisation d'y adjoindre un moulin à huile. Le mois suivant il fait part de son souhait d'établir un bâtiment d'eau pour son huilerie, sur le bief de dérivation de la scierie. En 1840, Hodel fait reconstruire son moulin à huile et clore son jardin situé au nord-est du site, le long du chemin menant à Wihr-au-Val. Au début des années 1860, la scierie est équipée d'une lame verticale et d'une lame circulaire. L'huilerie est dotée d'une meule. En 1869, l'ensemble du site est acquis par les Hartmann, manufacturiers du textile à Munster pour parer à l'installation d'une usine concurrente sur la commune de Wihr-au-Val. A cette époque, la scierie comprend une maison d'habitation avec cour, une écurie, une grange et un jardin, une scie circulaire et trois presses à huile. Les industriels confient l'exploitation de l'établissement à un gérant, M. Daniel Kempf jusqu'en 1925, année où son petit-fils acquiert l'ensemble des installations. En 1930, une batteuse associée à une lieuse est mise en place dans un hangar situé au nord du site. Les habitants des villages alentour viennent y faire battre leurs récoltes jusqu'en 1947. Dix ans plus tard, la scierie est acquise par la société Emile Grauer d'Ostheim. A cette occasion, la production d'huile est abandonnée. En 1964 et 1965, la scierie se dote de bureaux et édifie un silo à sciure. En 1990 est créé un atelier de raboterie dans une nouvelle construction au nord du site. La même année, un réaménagement routier impose la démolition du logis, de l'écurie et de la grange. Cet ensemble avait été édifié par François Hodel comme l'atteste un linteau conservé qui mentionne les initiales du maître d'ouvre (F.H.) et la date de 1834. A ce jour, la scierie est toujours exploitée. En 1838, la scierie est actionnée par deux roues hydrauliques verticales et le moulin à huile par un seul tournant de même nature. Par la suite une turbine s'y substitue. On y adjoint une locomobile ainsi qu'un moteur électrique d'appoint. La locomobile fonctionne jusqu'au début des années 1960. Depuis lors, la scierie est actionnée par l'énergie électrique. La turbine hydraulique, toujours présente, est hors d'usage. L'établissement est équipé de trois scies alternatives à lames multiples. Deux sont de fabrication ancienne et ne sont plus exploitées. Il s'agit de machines de marque Socolest-Valdoie. L'une est datée de 1950, la seconde de 1957. Le dernier châssis, de marque Linck, est toujours en fonction. Il a été construit en 1964 et installé sur le site en 1984. En 1957, sept personnes travaillent au sein de l'établissement. Cet effectif est maintenu jusqu'en 1983, date à laquelle une nouvelle orientation est donnée à l'entreprise. Dès lors la scierie n'emploie plus que deux salariés.
Maçonnerie ; bois ; pan de bois ; enduit ; essentage de planches
Tuile mécanique ; tuile plate ; ciment amiante en couverture ; tôle ondulée
En rez-de-chaussée
Toit à longs pans
Énergie électrique ; achetée ; moteur électrique
Les bâtiments sont établis sur un bief de dérivation de la Fecht qui les traverse en sous-sol. La scierie se compose d'un long bâtiment en rez-de-chaussée bâti en pans de bois avec essentage de planches comme l'ensemble des constructions édifiées pour le traitement du bois. Il est couvert d'un toit à longs pans qui associe tuiles plates, tuiles mécaniques et tôles ondulées en ciment amiante et en métal. L'élévation antérieure est flanquée d'un alignement de maisons alsaciennes multicolores en bois, à échelle réduite. Ce bâtiment communique, au nord-ouest, avec l'ancien hangar de la batteuse, couvert d'un toit à longs pans avec tuiles mécaniques. Il abrite à ce jour une scie à ruban. En face, dans la cour de la scierie, est érigé le silo à sciure qui domine l'ensemble du site. Au nord se trouve la raboterie. Cette construction récente est couronnée d'un toit à longs pans et couverte de ciment amiante. L'huilerie, placée en retour d'équerre de l'atelier de sciage, est construite en maçonnerie enduite et couverte d'un toit à longs pans avec tuiles mécaniques. Elle abrite actuellement un atelier d'affûtage et un magasin d'exposition.
Essentage
À signaler
Atelier de fabrication
Propriété privée
2005
© Inventaire général
2005
Schwarz Frank
Dossier individuel
Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31