Tissage
Tissage de coton
Tissage Ruhland-Ertlé, puis Dupuis-Merle
Tissage de coton Ruhland-Ertlé, puis Dupuis-Merle
Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Soultzeren ; 057 rue du Village
Anciennement région de : Alsace
Munster
Munster
Village (rue du) 057
1988 17 120, 121, 125, 322, 410, 411
En village
Kleinthalbach (dérivation du)
Atelier de fabrication ; bâtiment d'eau ; cheminée d'usine ; bief de dérivation ; chaufferie
2e quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle ; 2e quart 20e siècle
1923
Daté par source
En 1842, Thiebaut Ertlé qui travaille pour le compte des Ets Dollfus, Mieg et Cie de Mulhouse, sollicite l'autorisation de convertir son tissage à bras de Soultzeren en un tissage mécanique. Il propose, pour ce faire, d'établir un bief de dérivation d'une longueur de 60 m, pris sur le Kleinthalbach. Un arrêté ministériel du 27 juillet 1848 autorise cette prise d'eau. En 1857, le canal de fuite de l'usine est modifié. Dès lors il se compose d'un segment à ciel ouvert sur une longueur de 6, 50 m puis d'un aqueduc voûté et souterrain de 60 m de long. Le canal d'amenée est formé par une conduite en bois élevée sur des pièces de charpente. En 1896, un logement ouvrier (étudié) est édifié en face de l'usine. Au début du 20e siècle, cette dernière, équipée de 133 métiers à tisser, se compose de deux bâtiments de plan rectangulaire à un étage carré et un étage de comble. Ils sont augmentés, au sud-est, d'un atelier en rez-de-chaussée, couvert de sheds. Très endommagé par les bombardements de la Première Guerre mondiale, le tissage est reconstruit en 1923, la maison d'industriel (étudiée) en 1929. Les Ets Ruhland-Ertlé poursuivent leur activité textile jusqu'en 1934. Entre 1934 et 1936, la société "Nougamiel et Chocolaterie d'Alsace" s'y établit pour produire du nougat. L'expérience est un échec et les locaux sont cédés en 1937 à la "Société Textile d'Orbey" également connue sous le nom "Dupuis-Merle". Celle-ci n'exploite le site qu'après la Deuxième Guerre mondiale et la destruction de son unité productive d'Orbey (68). Le tissage ferme ses portes le 30 juin 1967. L'usine est alors réinvestie par la société de chauffage et plomberie-sanitaire Juchert jusqu'en 1972, date de son rachat par la commune de Soultzeren. Jusqu'en 1989, elle est mise en location puis revendue à un particulier. Elle est aujourd'hui désaffectée et une partie des toitures s'effondre. Au début du 20e siècle, l'usine est mise en mouvement par l'énergie hydraulique au moyen d'une turbine et par l'énergie thermique produite par une machine à vapeur. Par la suite, elle est électrifiée. En 1871 le tissage Ruhland-Ertlé compte 101 employés, puis 62 vers 1900 et 52 en 1931. Au moment de la cessation d'activité en 1967, les Ets Dupuis-Merle employaient encore 45 ouvriers.
Brique et pierre ; brique ; maçonnerie ; enduit
Ardoise ; tôle ondulée ; verre en couverture ; ciment amiante en couverture ; béton en couverture
Sous-sol ; 1 étage carré
Shed ; toit à longs pans ; terrasse ; lanterneau
Énergie hydraulique ; énergie thermique ; produite sur place ; énergie électrique ; achetée
L'usine se compose de l'atelier de fabrication flanqué au nord-ouest de la chaufferie avec la cheminée d'usine et du bâtiment d'eau. L'atelier de fabrication est construit en maçonnerie enduite associant moellons de granite, de grès et briques. Il se déploie en rez-de-chaussée sur dix travées de sheds d'inégal développement formant ressauts sur l'élévation orientale. Les pignons des sheds sont percés d'un jour avec appui et linteau en grès et couronnés d'un fronton rectangulaire. Les sheds sont couverts d'ardoise ou de tôle ondulée pour les parties restaurées, les versants nord sont vitrés. L'élévation antérieure à 7 travées est rythmée par 5 fenêtres à encadrement rectangulaire en ciment et 2 portes, l'une en arc segmentaire, la seconde rectangulaire et très vraisemblablement remaniée. Le soutènement intérieur est assuré par des rangées de poteaux en fonte avec chapiteau supportant des poutres transversales en profilé métallique. La chaufferie construite en briques comporte un rez-de-chaussée où se trouvait la chaudière et un étage carré occupé initialement par l'atelier de menuiserie. Elle présente un toit à longs pans couvert de plaques ondulées en ciment amiante. La cheminée en brique est de forme cylindrique. Au pignon nord de la chaufferie est accolé le bâtiment d'eau qui accueillait au sous-sol la turbine hydraulique. Construit en maçonnerie enduite, il comporte un étage carré. Il est couvert d'une toiture en terrasse ajourée de deux lanterneaux. La turbine était alimentée par un canal d'amenée maçonné reposant sur des poteaux en béton toujours en place.
Baie en arc segmentaire
Établissement industriel désaffecté ; mauvais état
À signaler
Atelier de fabrication ; maison
Propriété privée
2004 ; 2006
© Inventaire général
2006
Schwarz Frank ; Raimbault Jérôme ; Paillard Elisabeth
Dossier avec sous-dossier
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