Cité ouvrière
Inselhof ; Cité de l'Ile
Cité ouvrière Inselhof, dite Cité de l'Ile
Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Munster ; 01 à 06 rue Cité-de-l'Ile ; 08, 09 rue des Clefs
Anciennement région de : Alsace
Munster
Munster
Cité-de-l'Ile (rue) 01 à 06 ; Clefs (rue des) 08, 09
1983 1 7 à 11, 14 à 22, 25 à 31, 108
En ville
Lavoir ; buanderie ; remise
Usine d'impression sur étoffes, puis tissage de coton et usine de blanchiment du Graben, actuellement logements
IA68001291
1er quart 20e siècle
1900
Daté par source ; porte la date
Cette cité ouvrière a été édifiée par les Ets "Hartmann et Fils" en 1900 selon les plans des architectes Alfred et Louis Feine. Elle comportait alors huit immeubles collectifs ainsi qu'une buanderie et un lavoir. Au cours de la Première Guerre mondiale l'une des constructions, située à l'angle de la rue des Clefs et de la rue Cité-de-l'Ile, fut détruite et reconstruite sous la direction des architectes strasbourgeois Robert Voelckel et Charles Wolff. Les autres immeubles furent remis en état. L'ensemble des logements qui composaient la cité fut vendu en 1936 par les "Manufactures Hartmann et Fils" et sont aujourd'hui des habitations privatives.
Grès ; granite ; brique ; bois ; pierre artificielle ; maçonnerie ; pan de bois ; enduit ; essentage de bardeaux ; essentage de ciment amiante ; essentage de tôle ; essentage de planches
Tuile mécanique ; ciment amiante en couverture
Sous-sol ; 1 étage carré ; étage de comble
Toit à longs pans ; appentis ; croupe ; demi-croupe
De la cité initiale édifiée en 1900, il subsiste sept immeubles collectifs ainsi que la buanderie et le lavoir. Ces édifices présentent un traitement architectural relativement uniforme tout en ménageant une certaine diversité dans les dispositions et le vocabulaire décoratif. Ces immeubles groupés autour d'une place publique à la manière d'un petit village sont d'inspiration néo-régionaliste. Ils se composent, pour six d'entre eux, de deux sections accolées accueillant cinq logements similaires (cuisine, trois chambres et WC). Le dernier, qui ferme la place publique à l'ouest, présente trois sections sur un même alignement où sont aménagés neuf logements. Chacune des constructions comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée, un étage carré et un étage de comble. Les toits sont à longs pans avec croupes et demi-croupes et couverts en tuiles mécaniques à l'exception du 5 rue Cité-de-l'Ile où le ciment amiante a été retenu. Les élévations antérieures sont ponctuées de pignons axiaux avec traitement différencié : en pan de bois hourdé de maçonnerie (1 rue Cité-de-l'Ile, 9 rue des Clefs) , en essentage de bardeaux (3, rue Cité-de-l'Ile) , à redents chaperonnés (4A rue Cité-de-l'Ile) , à toiture débordante sur aisseliers découpés (6 et 6A rue Cité-de-l'Ile). Elles présentent également de légers avant-corps quelquefois avec l'étage en encorbellement. L'ensemble est construit en maçonnerie enduite sur soubassement en granite. Les élévations occidentales sont pour la plupart essentées de ciment amiante ou de tôle à motif d'écailles. Les encadrements des fenêtres sont en grès avec appuis saillants. Quelquefois les linteaux sont en bâtière (3 et 4 rue Cité-de-l'Ile) ou avec feuillure en accolade (2 et 4 rue Cité-de-l'Ile). Les entrées, percées sur les façades latérales ou les élévations antérieures sont protégées d'un auvent sur aisseliers découpés. Leurs encadrements rectangulaires sont chanfreinés avec linteau en bâtière pour le 3 rue Cité-de-l'Ile. Une frise décorative en brique orne certains immeubles (2, 2A, 4 et 4A rue Cité-de-l'Ile). Elle est denticulée et encadrée de grès pour le 3 rue Cité-de-l'Ile. Le 2 rue Cité-de-l'Ile présente, sur son élévation occidentale, une table sculptée de la date de construction de la cité : 1900. Les remises sont en pan de bois et essentage de planches. La buanderie, de plan rectangulaire, est construite en pan de bois hourdé de maçonnerie enduite au rez-de-chaussée et essentage de planches à l'étage. Elle comporte un étage carré et un étage de comble sous un toit à longs pans, en tuiles mécaniques. Elle est flanquée au sud d'un lavoir protégé d'un toit en appentis. Le bâtiment reconstruit (8 rue des Clefs) se singularise par le traitement des baies en pierre artificielle.
Essentage,encorbellement
À signaler
Cette cité ouvrière est un ensemble homogène et cohérent. Son traitement architectural, tout en mettant en oeuvre des modules relativement standardisés, se garde de toute monotonie et confère à l'ensemble un caractère pittoresque en puisant dans le registre néo-régionaliste.
Propriété privée
2003 ; 2007
© Inventaire général
2007
Schwarz Frank ; Raimbault Jérôme ; Brunel Pierre
Sous-dossier
Région Alsace - Service de l'Inventaire du Patrimoine culturel Palais du Rhin - 2 Place de la République 67000 Strasbourg - 03.88.15.38.31