Usine d'impression sur étoffes ; tissage ; usine de blanchiment
Tissage de coton
Usine du Graben
Logement
Usine d'impression sur étoffes, puis tissage de coton et usine de blanchiment du Graben, actuellement logements
Grand Est ; Haut-Rhin (68) ; Munster ; 02 rue de la Fecht ; 19 place du 11-Novembre ; 02 rue André-Lamey ; 01 rue Jean-Bresch ; 02, 02A, 04, 04A rue des Vosges ; 02 rue Loewel
Anciennement région de : Alsace
Munster
Munster
Fecht (rue de la) 02 ; 11-Novembre (place du) 19 ; André-Lamey (rue) 02 ; Jean-Bresch (rue) 01 ; Vosges (rue des) 02, 02A, 04, 04A ; Loewel (rue) 02
1983 2 1 à 6, 12, 13, 15 à 27, 34 à 36, 104, 111, 119 à 121, 127, 128, 136, 137 ; 1983 5 21 à 44
En ville
Stadtbach (ruisseau)
Magasin industriel ; canal
4e quart 18e siècle ; 3e quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle
1776 ; 1853 ; 1862 ; 1879 ; 1889 ; 1911 ; 1920 ; 1922
Daté par source
Schmaltzer Jean-Jacques (commanditaire)
En 1776, Jean-Jacques Schmaltzer, fondateur en 1746 de la première fabrique d'indiennes à Mulhouse, crée à Munster une manufacture d'impression sur étoffes. En 1783, la fabrique est acquise par Jean-Henri Riegé qui y introduit de nouvelles installations avec l'aide de capitaux suisses (Pourtalès et Cie, de Neuchâtel). Le 19 septembre 1783, il s'associe à André Hartmann. En 1789, Riegé meurt et l'établissement devient la pleine propriété d'André Hartmann qui s'adjoint son fils aîné, Frédéric. En 1806, on commence à imprimer certaines étoffes mécaniquement. En 1818, une nouvelle société est créée sous la raison sociale "Hartmann et Fils". Au cours des années 1820-1830 la production se développe pour atteindre 50 000 pièces par an grâce à l'introduction de la machine à imprimer au rouleau. En 1850, une nouvelle conciergerie est édifiée et en 1853, un nouvel atelier d'impression au rouleau et une nouvelle gravure sur molettes. Toutefois, en 1857, les Ets "Hartmann et Fils" décident de mettre fin à la production d'indiennes et de se consacrer, sur le site du Graben au tissage et au blanchiment. Le site fait alors l'objet de réaménagements au début des années 1860. En 1862, un nouvel atelier de tissage est construit et de 1870 à 1879 l'unité de blanchiment est totalement réaménagée avec construction de nouveaux bâtiments. Un atelier de fabrication coiffé de sheds complète le blanchiment en 1889 et en 1911, un magasin à papier est édifié. Deux cités ouvrières sont également construites au sud-ouest et à l'est de l'usine : la cité de la Petite Vallée (étudiée, IA68001308) et la cité Inselhof (étudiée, IA68001322). En 1914 le site du Graben se présente sous la forme d'un immense complexe industriel regroupant à l'ouest le blanchiment (appelé Owerbleich) où l'on procédait également au finissage et à l'apprêt et à l'est, le tissage hébergé pour partie dans les anciens bâtiments de l'indiennage. Il dispose alors d'une emprise foncière de plus de 5 hectares. Très endommagé par les bombardements de 1915, le site n'est pas réinvesti par des activités industrielles au lendemain de la guerre. Les bâtiments qui subsistent sont transformés en logements ou en magasin coopératif tandis que l'écurie et la remise (étudiées, IA68001319) sont reconstruites en 1920. Une cité ouvrière (étudiée, IA68001292) est édifiée en 1922 sur le terrain de l'ancienne unité de blanchiment. Mue tout d'abord par une roue hydraulique, l'usine est dotée d'une machine à vapeur de 55 ch en 1852. En 1779, la manufacture d'indiennes emploie 20 ouvriers, 1400 en 1825 et 1034 en 1842.
Grès ; brique ; maçonnerie ; bois ; pan de bois ; enduit
Tuile mécanique ; ardoise
1 étage carré ; étage de comble
Toit à longs pans ; toit à longs pans brisés ; croupe brisée
Énergie hydraulique ; énergie thermique ; produite sur place
Du site industriel du Graben il ne subsiste que six édifices : la conciergerie originelle implantée à l'est (étudiée, IA68001302) , le magasin à papier et la nouvelle conciergerie établis au nord-est, deux ateliers de fabrication au sud (étudiés, IA68001303 et IA68001304) et l'usine à gaz à l'est, implantée à l'extérieur de l'emprise usinière (étudiée, IA68001307). Le magasin à papier est construit en maçonnerie enduite au rez-de-chaussée et en pan de bois hourdé de briques à l'étage. Les chaînes d'angle, le bandeau d'étage ainsi que les encadrements en arc segmentaire des baies du mur-pignon sud et du mur-gouttereau ouest sont en briques apparentes. De plan rectangulaire, l'édifice est recouvert d'un toit à longs pans avec tuiles mécaniques et comporte un étage carré et un étage de comble. De la seconde conciergerie, établie en 1850, il ne subsiste que le rez-de-chaussée, en maçonnerie enduite sur soubassement en pierre, pourvu de baies avec encadrements en grès et linteaux délardés en arc segmentaire. Au moment de la reconstruction, cette maison s'est vue doter d'une toiture à la Mansart couverte en ardoise et d'une vaste lucarne frontale en arc segmentaire avec encadrement en blocs de pierre assisés. Le canal usinier est toujours présent.
Baie en arc segmentaire,chaîne d'angle,arc délardé
Établissement industriel désaffecté
Propriété privée
2003 ; 2007
© Inventaire général
2007
Schwarz Frank ; Raimbault Jérôme ; Brunel Pierre
Dossier avec sous-dossier
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