Ensemble textile
Ensemble textile Schwob Frères
Bourgogne-Franche-Comté ; Haute-Saône (70) ; Héricourt ; rue de la 1 à 13 Tuilerie
Oeuvre située en partie sur la commune : Granges-le-Bourg ; oeuvre située en partie sur la commune : Chagey ; oeuvre située en partie sur la commune : Chenebier
Haute-Saône
Héricourt
Tuilerie (rue de la) 1 à 13
2005 AR 689, AP01 6 à 8, 11 à 14, 19 à 22, 29 à 39, 285 à 304, 323 à 334
En ville
4e quart 19e siècle ; 1ère moitié 20e siècle
1897 ; 1911
Daté par tradition orale ; daté par travaux historiques ; daté par tradition orale ; daté par travaux historiques
L'entreprise textile Schwob Frères et Fils est fondée en 1859, grâce à la fusion des sociétés Stanislas Schwob et Fils, de Lure (70), et Schwob Aîné et Fils, de Belfort (90). En 1861, elle acquiert l'usine dite du Moulin à Héricourt, comprenant une filature et un tissage, appartenant à madame veuve Niffenecker. Cet établissement, détruit par un incendie en 1898, est remplacé peu après par une teinturerie et une usine de blanchiment, au cours du 20e siècle. A partir de 1865, la maison est dirigée par Stanislas Schwob et ses fils Emile, Edouard et Paul, et prend pour nom Schwob Jeune et Fils, puis Schwob Frères en 1878. Après le retrait de Paul en 1884 et le décès d'Emile en 1889, la société est dirigée par Edouard, la veuve d'Emile et son fils Julien, auquel s'associe en 1896 André, fils d'Edouard. En 1888, deux demeures patronales sont construites : celle dite des Acacias, pour Emile, située dans le faubourg de Montbéliard et détruite par un incendie en 1970, et celle dite des Fougères, pour Edouard (étudiée IA70000098). En 1900, un nouveau tissage, dit du Pâquis, est édifié à l'est de la ville (étudié IA70000092). Un atelier de confection d'effets militaires est implanté à Chenebier en 1902 (étudié IA70000088), puis un tissage à Granges-le-Bourg en 1906 (étudié IA70000079). La demeure dite de la Roseraie est édifiée en 1901 pour André Schwob (étudiée IA70000097). En 1909, la société acquiert un tissage, construit en 1897 rue de la Tuilerie par Max Dollfus, industriel mulhousien (étudié IA70000094). Dans la dernière décennie du 19e siècle, une cité ouvrière - dénommée Cité Dollfus - est bâtie au sud-ouest de la ville (étudiée IA70000095). Conçue par Alfred Engel, beau-père de Max Dollfus, elle aurait été récompensée d'une médaille d'or à l'Exposition Universelle de 1900. Une seconde cité ouvrière, dite cité des Chenevières, voit le jour à la charnière des 19e et 20e siècles rue Bel Air (étudiée IA70000096). En 1911, la société achète le tissage fondé par Fritz Koechlin vers 1885, sis rue Basse, connu sous le nom d'Etablissement de la Grand-Pré (étudié IA70000093). Elle poursuit son expansion et fait construire ou reprend d'autres usines textiles à Valdoie et Saint-Germain-le-Châtelet (90), Montbéliard et Pont-de-Roide (25), Gouhenans (70), Bolbec (76) et dans la région lilloise. Un tissage est notamment construit après la Première Guerre mondiale à Chagey (étudié IA70000089) et l'usine dite Filature d'Héricourt, appartenant à la famille Bretegnier, est acquise en 1933 (aujourd'hui rasée). L'année suivante, le groupe Schwob est rebaptisé Cotonnière d'Héricourt, puis Société Cotonnière d'Héricourt du Nord et de l'Est après la fusion des groupes textiles du Nord et de l'Est en 1939. La société est reprise en 1945 par Marcel Boussac, puis en 1946 par le groupe Gillet-Thaon. Elle est alors transformée en SARL et reprend son nom de Cotonnière d'Héricourt. Cet ensemble est absorbé en 1968 par Texunion, qui passe l'année suivante sous le contrôle de Dollfus-Mieg et Cie (DMC). A partir de 1983, les deux tissages et la filature d'Héricourt sont rattachées à la société Géliot-Loridant, division du groupe DMC, qui prend pour nom DMC SA Géliot en 1988. La dernière usine de l'ancienne société Schwob, le tissage de la Grand-Pré, a fermé ses portes en 2000. Une machine à vapeur de 60 ch est attestée en 1862. Effectif des usines d'Héricourt : 110 personnes en 1863 (contre 175 en temps normal), 80 ouvriers à la filature et 100 au tissage en 1876, 212 hommes, 220 femmes et 142 enfants en 1893, 800 personnes en 1905 et 850 en 1920. Les établissements de l'est du groupe Schwob regroupent 1420 personnes en 1920, contre 1915 en 1933, 1200 en 1949, 2871 en 1951, 1540 en 1968, et 14 en 2000. Création de la fanfare de l'Union ouvrière des usines Schwob frères en 1892.
Propriété publique ; propriété privée
2005
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
2005
Favereaux Raphaël
Dossier avec sous-dossier
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