Fonderie
Fonderie Girardot, puis Sofogir
Fonderie Girardot, actuellement Sofogir
Bourgogne-Franche-Comté ; Haute-Saône (70) ; Ronchamp ; 14 rue des Mineurs
Anciennement région de : Franche-Comté
Haute-Saône
Champagney
Mineurs (rue des) 14
2006 AN 117, 131, 156
En ville
Atelier de fabrication ; magasin industriel ; logement ; bureau ; aire des produits manufacturés
3e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle ; 2e moitié 20e siècle
1956 ; 1990 ; 1993
Daté par source ; daté par tradition orale ; daté par travaux historiques ; daté par source ; daté par travaux historiques ; daté par source ; daté par travaux historiques
La famille de fondeurs Girardot, établie à Lure, transfère vers 1875 sa fonderie de métaux non-ferreux à Ronchamp. Suite au mariage de François Girardot à une demoiselle Poncet, la société est exploitée un temps sous le nom de Poncet-Girardot, puis Girardot Frères dans les années 1880. Elle produit des pièces de robinetterie en bronze et laiton, et des articles en cuivre. Les matrices cadastrales mentionnent diverses constructions, ou adjonctions de construction, entre 1888 et 1903 (écurie, remise, atelier, fonderie de cuivre et forge). L'établissement entreprend vers 1910 la production de pièces en fonte de fer et construit à cet effet, entre 1909 et 1911, une halle de fabrication, dont la charpente métallique est l'oeuvre de la société héricourtoise Paul Gay. A cette époque, la production annuelle de fonte brute atteint 600 tonnes : pièces détachées pour l'industrie textile et le bâtiment (colonnes, plaques, regards) et cuivrerie pour appareils de chauffage (environ 12 tonnes). L'usine est successivement agrandie en 1956, 1990 et 1993. Vers 1960, elle étend sa fabrication aux matrices d'emboutissage pour l'industrie automobile (machines-outils). En 1969, la société prend pour nom Sofogir (Société de Fonderie Girardot). Elle élargit en 1979 sa gamme de produits aux pièces en alliage d'aluminium, notamment pour l'industrie aérospatiale. Elle travaille aujourd'hui en sous-traitance, essentiellement pour l'industrie mécanique et électrique. Les cubilots ont été délaissés au profit de fours électriques. Une machine à vapeur est attestée en 1893. 20 personnes sont employées en 1878, contre 7 hommes et 10 enfants en 1893, 45 ouvriers en 1918, 58 personnes en 1931, 30 en 1970 et 28 en 2000 et 2005.
Grès ; béton ; parpaing de béton ; brique ; fer ; pan de fer ; essentage de tôle ; enduit ; moellon
Tuile mécanique ; fer en couverture
1 étage carré
Charpente métallique apparente
Toit à longs pans ; appentis
Énergie thermique ; produite sur place ; énergie électrique ; achetée
L'atelier de fonderie primitif est construit en moellon de grès enduit, à un étage de comble ou étage en surcroît, couvert de toits à longs pans en tuile mécanique. La halle de fonderie (1909-1911) est bâtie en moellon, brique et charpente métallique, couverte d'un toit à longs pans en tuile mécanique. Le bâtiment édifié en 1956 est en parpaing de béton et béton armé ; il possède un étage carré. Les bâtiments postérieurs (ateliers de fabrication) possèdent une structure métallique, avec essentage et couverture métallique.
Propriété privée
2005
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
2005
Favereaux Raphaël
Dossier individuel
Région Franche-Comté - Direction de l'Inventaire du patrimoine 4, square Castan 25031 Besançon Cedex - 03.63.64.20.00