Commentaire concernant la datation
daté par source ; daté par travaux historiques ; porte la date ; daté par source ; daté par travaux historiques ; porte la date
Description historique
Un acte de vente mentionne l'existence du "moulin et battant d'Hautevelle" en 1539. Un haut fourneau est établi à la fin du 16e ou au 17e siècle. Le pignon d'un bâtiment, devenu par la suite atelier de réparation, porte une pierre frappée d'une croix de Lorraine et du millésime 1715, attestant une reconstruction (ou un agrandissement) à cette date. Le fourneau est exploité à partir de 1739, puis acquis en 1745, par les sieurs Goux et Demandre. Il produit 75 t de fonte en 1790, mais cesse de rouler en 1795. L'établissement est alors converti en forge, composée de deux feux d'affinerie. Un linteau de l'atelier de réparation est gravé de la date 1826. En 1866, l'usine se compose "de deux foyers d'affinerie, de deux marteaux à queue, d'un martinet, de deux fours à réchauffer, d'une machine soufflante et de trois machines hydrauliques de la force de 24 ch". La forge et sa scierie sont réglementées par arrêté préfectoral le 22 novembre 1873, faisant suite à une réglementation de 1836. L'établissement se spécialise vers 1880 dans l'activité de tréfilage. Divers bâtiments (bâtiment de la machine à vapeur, hangar) sont reconstruits vers 1885. L'usine est cédée vers 1875 par la famille Demandre aux sieurs Louis Aubert et Gaston Marquiset, puis passe dans les mains de la société Dauguet et Cie peu avant 1900. En 1918, la Tréfilerie H. Dauguet produit mensuellement 40 à 50 t de fil de fer fin, en acier et laiton, pour cordes, toiles métalliques, fleurs artificielles, etc. Dénommées Tréfileries du Beuchot en 1929, elles appartiennent à Lemaire et Cie et fabriquent du fil en acier, fer et laiton trempé, cuivré, étamé et galvanisé. En 1964, la production mensuelle atteint 200 t de fils d'acier fin, doux, extra-doux et dur. Repris par la tréfilerie de Conflandey (étudiée IA70000331), l'établissement dépend aujourd'hui du groupe allemand Saarstahl. Divers ateliers de fabrication en mauvais état (étamerie, galvanisation) et une cheminée en brique ont été détruits vers 1994. Une machine à vapeur de 70 ch est mentionnée au début du 20e siècle. Une chaudière de la Société industrielle de Creil est autorisée en 1929 et une autre, de marque Scheidecker et Kohl (Lure, 70), autorisée en 1950. Présence d'une turbine en place en 2006. La forge emploie 12 personnes en interne et 25 en externe en 1816, une vingtaine en 1847, et 12 hommes et 3 enfants en 1875. La tréfilerie embauche 90 personnes en 1892, 110 en 1918, 80 en 1931 et 20 en 2006.