Commentaire concernant la datation
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Description historique
Ce moulin à farine apparaît en 1760 sur la carte de Cassini sous l'appellation moulin de la Rochotte. En 1838, les locataires, MM. Noir, Bournois et Gauthier demandent la réglementation du moulin et la permission d'y établir un cylindre à étirer le fer et deux fours à réverbère. Cette dernière demande, émanant de Joseph Gauthier, puissant maître de forges franc-comtois, reste sans suite. Le moulin est finalement réglementé par arrêté préfectoral le 28 mars 1849. En 1867, il appartient à madame veuve Xavier Petitjean et se compose d'un "moulin neuf" actionné par 2 roues hydrauliques, d'un "vieux moulin" mis en jeu par une roue hydraulique, d'une ribe actionnée par 3 roues et d'une scierie actionnée par une roue. L'établissement est converti en minoterie à la fin du 19e siècle. Un "magasin de farine" est édifié vers 1890 et la mention de "mouture par cylindres" attestée à cette époque. Un logement patronal est édifié au nord au tournant des 19e et 20e siècles, et un nouvel agrandissement du moulin est mentionné vers 1910. L'établissement est exploité pendant plusieurs générations par la famille Petitjean. Propriété du marquis de Moustier, la minoterie est louée aux frères Petitjean en 1928. La production annuelle de farine panifiable passe de 11 000 quintaux en 1929 à 4950 quintaux en 1931, pour une capacité d’écrasement de 70-80 quintaux/jour. La minoterie est équipée d'une turbine radiale Francis de 30 ch sous une chute de 2 m. L'appareil de production comprend des appareils à cylindres (quatre paires pour le broyage et quatre pour le convertissage), une paire de meules, trois plansichters et cinq bluteries (deux centrifuges et trois hexagonales). Un nouvel atelier de minoterie est édifié entre les deux biefs de dérivation vers 1930-1940. La minoterie a cessé son activité au milieu du 20e siècle. Une petite centrale hydroélectrique a été aménagée dans le bâtiment d'eau vers 1960. Actuellement, la minoterie est désaffectée, certains bâtiments annexes sont en ruines, et la centrale hydroélectrique n'est plus en activité. En 1838, le moulin se compose de 6 tournants à blé, de 2 ribes, d'une scierie et d'une huilerie. Des turbines, d'une puissance totale de 100 ch, ainsi qu'un moteur électrique de 100 ch, sont attestés en 1938. La centrale hydroélectrique conserve une turbine hydraulique Schneider-Jacquet (Strasbourg-Koenigshoffen, 68) et son alternateur.