Commentaire concernant la datation
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Description historique
Un moulin et un haut fourneau sont mentionnés en 1661, mais il semble que ce site métallurgique soit plus ancien. D'après l'enquête sur la métallurgie de 1788, il aurait été fondé en 1420, mais un dénombrement de 1556 ne signale plus que "le moulin de la forge". Au milieu du 18e siècle, le haut fourneau produit 500 à 600 milliers de fonte par an, contre 900 milliers en 1788. Il est exploité de 1770 à 1789 par Claude-François Rochet, lequel fait bâtir une demeure patronale au centre du village vers 1785. L'usine métallurgique est acquise par le maître de forges Claude-Pierre Dornier en 1804. L'ordonnance royale du 11 septembre 1842 autorise le sieur Dornier à maintenir en activité son usine à fer, consistant en un haut fourneau et deux patouillets. En 1838, le haut fourneau produit 700 t de fonte en gueuses et consomme 2000 stères de bois convertis en charbon et 2000 M3 de minerai de fer. Acquis au milieu du 19e siècle par la société Dufournel et Cie, le haut fourneau est éteint en 1862, et détruit avant 1889. Antoine Waltefaugle acquiert le site en 1881 et y implante une fabrique de quincaillerie (équerres, rondelles et plaques de sûreté). L'arrêté préfectoral de réglementation hydraulique du 29 novembre 1867 est modifié par un nouvel arrêté le 25 juin 1889. Joseph Waltefaugle, fils d'Antoine, prend la direction de l'usine vers 1885 et élargit la production aux étiquettes métalliques en cuivre et zinc nickelé, plaques pour fûts, "alphabets et vignettes". Georges succède à son père Joseph en 1909. Au début de la décennie 1920, la société s'oriente vers la construction métallique (hangars métalliques pour l'agriculture et l'industrie). De nouveaux ateliers à charpente métallique sont construits dans les années 1930. En 1946, la direction est reprise par Jean Waltefaugle, fils de Georges, et son beau-frère Jean-Marie Saugier. L'usine fonctionne cette année-là avec l'énergie électrique. L'atelier de fabrication des charpentes est agrandi en 1948 et équipé d'une riveteuse hydroélectrique. L'usine est encore agrandie et modernisée par la suite : construction d'un atelier des rondelles en 1958, de bureaux en 1962, d'une passerelle et de trois halles de fabrication (11 000 m²) en 1969. La rivière du Salon est dérivée en 1965 pour permettre au site de se développer vers le sud. Outre la production de rondelles, l'entreprise réalise principalement des charpentes pour les bâtiments agricoles et industriels, les salles de sport, halles de stockage, etc. Deux nouvelles halles de fabrication sont édifiées en 1973. Vers 1985, 3000 t de matériaux sortent annuellement des ateliers pour l'exportation. Un magasin industriel voit le jour en 1991. Vers 2000, l'usine livre annuellement 700 à 800 bâtiments agricoles et industriels. Elle se développe aujourd'hui sur 450 000 m², dont 40 000 couverts. En 2007, 13 800 t d'acier sont sorties des ateliers. Un logement directorial du début du 20e siècle et un logement ouvrier ont été détruits dans les années 1990. La demeure patronale a été classée Monuments Historiques en 1993. Propriété communale appelée Espace Couyba, elle accueille aujourd'hui une école de musique. En 1889, la chute du patouillet fait mouvoir une roue à palettes, d'environ 8 m de diamètre, qui met en jeu trois tours, deux machines à percer, quatre poinçonneuses, un balancier et un mouton à estamper, un cylindre ébarbeur et une meule. En 1910, Georges Waltefaugle demande l'autorisation de substituer une turbine à sa roue hydraulique. L'usine de quincaillerie emploie 10 hommes et 3 enfants en 1893, et 18 ouvriers en 1910. L'usine de construction métallique emploie 30 personnes en 1930, 272 en 1990, contre 200 en 2008.