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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune Verdun-sur-le-Doubs
présentation de la commune Verdun-sur-le-Doubs


Référence de la notice
IA71000300
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
25 mars 2005
Date de dernière modification de la notice
21 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Olivereau Christian ; Fromaget Brigitte
Mentions légales
© Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune Verdun-sur-le-Doubs
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bourgogne-Franche-Comté ; Saône-et-Loire (71) ; Verdun-sur-le-Doubs
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Bourgogne
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Verdun-sur-le-Doubs
Historique de l'édifice
Description historique
Construite au confluent de la Saône et du Doubs, Verdun est une cité qui doit son existence à la présence déterminante des deux fleuves. Le nom de "Verdunum" est d'origine celtique ; "ver" signifierait gué, passage ou rivière coupée ou encore habitation sur l'eau. Le site privilégié de la cité, dans une île protégée par les eaux tout en se trouvant sur des routes du grand commerce, lui conféra sa prospérité. Le vieux Verdun a révélé de nombreux vestiges gaulois et gallo-romains, indices d'un trafic portuaire actif et d'une activité artisanale de la terre cuite. Le hameau du Petit Chauvort est un site protohistorique dont l'occupation, liée à la présence d'un gué, s'est poursuivie à l'époque gallo-romaine puis au moyen-âge. La cité médiévale de Verdun est peu documentée avant le 14e siècle : en 1344, l'acte de partage de la seigneurie entre Jean et Eudes de Verdun mentionne le château-fort édifié sur l'île formée par la Saône et le Doubs, l'hôpital qu'Eudes fit établir au bourg Saint-Jean, la réparation des fortifications et des fossés est signalée en 1360. Ces édifices ont disparu, le château fut détruit en 1415 puis 1479 et l'hôpital brûlé en 1592. Au Moyen Age, la topographie tripartite de Verdun apparaissait déjà clairement : au nord le bourg du village et l'île du château, au sud le faubourg Saint-Jean. C'est pendant la Ligue, à la fin du 16e siècle, qu'un ancien fossé fut transformé en "canal du Petit Doubs" pour mieux se fortifier. Ces secteurs urbains fortifiés, blottis dans les méandres des fleuves, offraient également une position avantageuse pour le commerce ce qui explique l'important développement économique de Verdun jusqu'au 19e siècle. Le bourg Saint-Jean, seul secteur offrant des possibilités d'extension au sud et à l'ouest, devint le centre économique de l'agglomération. C'est dans ces zones périphériques que l'industrie locale se développa. Il s'agissait d'une économie essentiellement artisanale, entre les mains d'une bourgeoisie moyenne qui possédait des ateliers de tissage et des tuileries. Les tuileries de Verdun, au nombre de 12 à la fin du 18e siècle, étaient très réputées ; la dernière ferma en 1914. En 1930, M. Borgeot, président de la commission de l'agriculture au Sénat, réunit les producteurs de blé en Verdunois en une coopérative de vente de céréales et créa les premiers silos coopératifs de France. La population, en baisse depuis 1901, a sensiblement remonté depuis 1990 ; cette hausse correspond notamment à l'implantation de lotissements et à la présence de deux maisons de retraite. La vieille ville a gardé toute son authenticité et, dans l'ancien Hôtel de Ville, la Maison du Blé et du Pain, antenne de l'écomusée de la Bresse bourguignonne, témoigne des traditions rurales de la contrée.