Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1764 ; 1822 ; 1882 ; 1893 ; 1894 ; 1899 ; 1901 ; 1905 ; 1995
Commentaire concernant l'attribution de l'édifice
attribution par source ; attribution par travaux historiques
Description historique
Le 17 février 1646, le Conseil du Roi autorisa la construction d'un hôpital destiné à l'accueil des enfants abandonnés et des mendiants, qui avait déjà été approuvé par Mgr de Ragny en 1645. Mais l'évêque mourut trop tôt pour voir l'aboutissement de ce projet. L'ouverture de l'établissement n'eut lieu qu'en 1668. Il prit alors le nom d'hôpital Saint-Gabriel, d'après le prénom de l'évêque d'alors, Mgr Roquette. Il était desservi par les soeurs de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul. La chapelle fut édifiée en 1700 (elle sera réduite en 1960). L'hôpital, de plan en T, consistait alors en un corps de logis de 69, 60 m de long, orienté nord-sud avec la chapelle perpendiculaire au centre. En 1764-67, on construisit l'aile gauche afin d'accueillir les malades de l'hôpital Saint-Antoine dont l'évêque d'Autun avait décidé le transfert. Une aile symétrique fut édifiée en 1822-27 par l'architecte Rochefort, à l'intention des vieillards et des enfants abandonnés. Au fil des ans, des bâtiments viennent s'ajouter au corps central : en 1882, on construit sur les plans de l'architecte Badet, deux pavillons, un pour abriter une crèche et un dispensaire, l'autre pour l'administration ; dès 1893, une petite clinique de neuf lits de chirurgie dont un lit de maternité est créée sur les terrains de l'hôpital par le Docteur Latouche, chirurgien. Dès les années suivantes, la clinique s'agrandit sur les côtés, à l'arrière (aménagement d'une salle d'anesthésie au-delà de la salle d'opérations) , puis par une annexe (plans par l'architecte voyer d'Autun Jean Truchot) ; en 1894-95, est érigé un "pavillon d'isolement pour les femmes blessées", d'après les plans de Truchot. En 1899-1900, après le manque constaté par le conseil moral de 1896, édification d'une maternité, d'un pavillon d'isolement pour les contagieux et d'une étuve à désinfection, d'après les plans de Truchot dressés en 1897. La maternité ouvre en août 1901. En 1905-06, on agrandit le pavillon "des femmes blessées", on construit des cabanons d'aliénés, des lieux d'aisance et un ensemble de bains et d'hydrothérapie dont le projet avait été ajourné. Les années 50 voient la mise en oeuvre d'un programme de constructions destiné à moderniser et à regrouper les services hospitaliers : ainsi sont bâtis le bâtiment central, la maternité et la pédiatrie. La maison de santé et de cure médicale remplace le vétuste hospice Saint-Gabriel au Couvent des Cordeliers. La nouvelle maison de retraite date de 1995 et complète désormais la modernisation des services d'accueil des personnes âgées. [Cf. Hospices civils d'Autun, historiques des origines par R. Vernet, Autun, 1957].