Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineensemble agricole
ensemble agricole






Référence de la notice
IA78002110
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
1 septembre 2009
Date de dernière modification de la notice
13 février 2020
Rédacteur de la notice
Bussière Roselyne
Mentions légales
© Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel
Désignation de l'édifice
Titre courant
ensemble agricole
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
ensemble agricole
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Île-de-France ; Yvelines (78) ; Maurecourt
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Andrésy
Partie constituante non étudiée
maison ; mur de clôture
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Auteur de l'édifice
Description historique
La production du chasselas à Maurecourt a dès le 19e siècle remplacé la vigne dont la culture était moins intéressante que dans les terroirs voisins. La culture du chasselas doré, pratiquée à Thomery en Seine-et-Marne depuis les années 1730, a été connue à Conflans-Sainte-Honorine, à Maurecourt et à Andrésy au 19e siècle. Mais tandis qu'à Conflans-Sainte-Honorine on vendait le fruit à l'automne, en plein saison, à Maurecourt, une dizaine de producteurs ont pratiqué la conservation « à la Thomery » jusqu'à la seconde guerre mondiale et une des dernières « chambres à raisins » conservée vient juste d'être détruite. Le principe de la culture du chasselas est celui des murs à pêches de Montreuil qui remonte au début du 17e siècle : des murs recouverts de chaux qui emmagasinent la chaleur du jour pour la restituer la nuit. Devant ces murs sont palissés des ceps de vigne à différentes hauteurs. Les murs sont couverts d'un chaperon sous lequel des consoles supportent des protections en paille ou en verre. Des os de moutons scellés dans les murs permettaient d'accrocher la vigne. Cette culture était l'objet de tous les soins : en juillet des mains habiles (de femmes la plupart du temps) pratiquaient le ciselage c'est-à-dire ôtaient de chaque grappe, avec des ciseaux très fins, une partie des grains afin que les autres puissent grossir et mûrir. Après de multiples soins, la récolte était faite précautionneusement, chaque grappe étant soigneusement « épluchée » c'est-à-dire débarrassée de grains abimés. De plus, durant les quinze derniers jours avant les vendanges, chaque grappe est individuellement ensachetée pour achever sa maturation et éviter la gourmandise des oiseaux. En 1848, à Thomery fut découvert de manière empirique un procédé pour conserver ce raisin de qualité et pouvoir le vendre tout l'hiver aussi frais que s'il venait d'être cueilli. : c'est la conservation « à rafle fraîche » qui consiste à cueillir chaque grappe avec un morceau de sarment qui sera plongé dans un flacon rempli d'eau rangé dans une pièce fraîche et obscure. Au début du 20e siècle, la concurrence des raisins forcés belges oblige les cultivateurs à diversifier leur production ; ils utilisent leur savoir-faire et leurs murs pour la production de fruits dont la belle taille est récompensée lors de concours. En 1913, un viticulteur de Jouy-Le-Moutier obtient à l'exposition d'automne une médaille d'or avec félicitations du jury car « il sait si bien ajouter une corde précieuse à son arc en réponse aux bouderies inquiétantes de ses espaliers de chasselas ». Il avait présenté 50 passe-crassanne de 560 à 700 grammes avec une « reine » de 2, 975kg