Ferme
Ferme de l'Infirmerie
Ferme
Nouvelle-Aquitaine ; Deux-Sèvres (79) ; Vitré
Celles-sur-Belle
Infirmerie (l')
1817 A2 616 à 619 ; 1949 A2 254
En écart
Cour ; grange ; étable ; hangar agricole ; porcherie ; four ; buanderie ; bergerie ; remise ; poulailler ; puits ; lavoir ; garenne ; cimetière
16e siècle (?) ; 2e moitié 19e siècle ; 4e quart 20e siècle
Daté par source ; daté par travaux historiques
La plus ancienne mention connue de la ferme dite l'Infirmerie date du dernier quart du 15e siècle. Elle dépendait du chapitre de l'abbaye Notre-Dame de Celles et constituait le revenu de l'infirmerie de l'abbaye. Les archives en ont conservées plusieurs états des lieux de 1670 (incommunicable) , 1704, 1740, 1767. Au 18e siècle, l'ensemble était constitué d'un grand logement surmonté de greniers (une ancienne chambre haute avait aussi été transformée en grenier) , d'une cave, d'un fournil attenant au logis, et des dépendances agricoles, grange-étable, écurie et différents toits et loges. Une fuie se trouvait au sud-est de l'ensemble. Vendue à la Révolution comme bien national de première origine, l'ensemble a été adjugé à Frappier de la Poiraudière, qui agrandira ensuite sa propriété par l'achat de l'église de Vitré, de la cure et des biens dépendant du prieuré de la Carte. En 1817, la ferme appartenait à Alcide Taillefer, demeurant à Vitré ; à cette époque le logement était imposé pour trois ouvertures. Au milieu du 19e siècle, son fils Pierre-François-Alcide Taillefer a fait bâtir une grande maison de campagne, appelée Fontiville, sur une parcelle en dépendant, au sud de la ferme. De cette époque datent les dépendances agricoles, mitoyennes des bâtiments de la cour des dépendances de Fontiville, au sud du logement de la ferme. A une date inconnue, le logement a, semble-t-il, été partiellement reconstruit sur un modèle ancien (façade en pignon) avec des remplois en façade, en conservant une grande cheminée et la cave voûtée. En 1856, comme en 1882, ce logement était imposé pour neuf ouvertures. En 1886, les matrices cadastrales mentionnent une augmentation de construction, bien qu'à partir de cette année le logement était imposé pour sept ouvertures. L'agrandissement du logement vers l'ouest a probablement été fait en 1883. La grange-étable a été partiellement reconstruite et agrandie vers le nord-est ; de nouvelles porcheries ont été bâties au nord.
Calcaire ; moellon ; enduit
Tuile creuse
Sous-sol ; rez-de-chaussée ; comble à surcroît
Toit à longs pans ; pignon couvert ; appentis
Escalier de distribution extérieur : escalier droit, en maçonnerie
Le logis a sa façade sur le pignon auquel un escalier en pierre a été accolé sur la partie gauche (en cachant en partie une baie basse). Cette façade présente au rez-de-chaussée une porte encadrée de deux baies dont les linteaux sont réguliers et au même niveau. En revanche, les trois baies du comble à surcroît sont chanfreinées. Cette façade contient différents éléments remployés : trois pierres sculptées, une canonnière et une rangée de trous de pigeons. Sur l'élévation gauche, une partie d'un encadrement de fenêtre mouluré et à cavets a été réutilisée.
Sculpture
Palme ; feuillage ; boeuf
Ferme à bâtiments disjoints. Logement à façade en pignon. Grange à façade en pignon.
Propriété privée
2000
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
2000
Liège Aurélie ; Pon Charlotte
Dossier individuel
Région Nouvelle-Aquitaine - Service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Poitiers - 102, Grand'Rue - 86020 Poitiers - 05.49.36.30.07