Ferme
Ferme
Nouvelle-Aquitaine ; Deux-Sèvres (79) ; Prailles
Celles-sur-Belle
Pied-l'Ouaille
1818 F2 607 à 613 ; 1975 AN 120
En écart
Cour ; passage couvert ; grange ; étable ; hangar agricole ; séchoir ; porcherie ; poulailler ; four ; puits ; cimetière
2e moitié 17e siècle ; 18e siècle ; 19e siècle
1701
Porte la date
Le village de Pelouailhe est mentionné en 1567 dans un acte notarial, mais nous n'avons trouvé aucune source concernant les métairies ou borderies de ce village. Sur l'ancien plan cadastral, seul deux bâtiments, le logis (F 613) et une partie de la grange (F 610) , sont matérialisés. La cheminée non (ou très peu) engagée de la pièce de gauche, la chambre principale du logis, d'une largeur de 205 cm pourrait bien dater de la seconde moitié du 17e siècle. L'escalier droit en pierre (élément rare pour une habitation de ferme, plus fréquent à cette époque dans les logis de manoir) est situé au centre du logis. La date 1701, gravée sur l'appui de la fenêtre de droite du logis, peut-être un linteau remployé à l'envers, pourrait correspondre à une date de fin de travaux. Tous les autres bâtiments ont été construits après 1818. A cette époque, François Girault, à Pied l'Ouaille, en était le propriétaire et il a peut-être restauré l'ancien logis. Vers 1840, les matrices cadastrales mentionnent la construction nouvelle d'une maison imposée pour deux ouvertures sur la parcelle F 612, dans le prolongement est du logis existant. La cheminée de la pièce du bout à droite, engagée de 15 cm et d'une largeur de 200 cm, pourrait avoir été faite avec des morceaux d'une cheminée plus ancienne. Peu de temps après, vers 1845, la propriété passe à Louis Fleuret, de Pied l'Ouaille. Il a probablement fait construire le logis secondaire. La cheminée de ce logis, engagée et d'une largeur de 188 cm, placée sur le mur du fond, pourrait dater du milieu du 19e siècle. Vers 1867, Jacques Vandier devient propriétaire de l'ensemble comprenant une habitation principale imposée pour sept ouvertures et un logement secondaire imposé pour deux ouvertures. On peut supposer que Vandier, également propriétaire du Clouzeau, a fait bâtir le séchoir à noix. Vers 1880, Emile Bien-Aimé Caillon, de Fressines, en devient le propriétaire, puis Louis Caillon, également de Fressines. Le cimetière privé a été supprimé.
Calcaire ; moellon ; enduit
Tuile creuse
Rez-de-chaussée ; comble à surcroît
Élévation à travées
Toit à longs pans ; pignon couvert
Escalier intérieur : escalier droit, en maçonnerie
L'ensemble, implanté sur un terrain légèrement en pente vers le sud, consiste en une rangée de constructions le long d'un chemin avec deux bâtiments en retour d'équerre (grange à l'est et logis secondaire à l'ouest) enserrant une grande cour rectangulaire ouverte vers le sud-est. On y accède par un passage couvert d'un séchoir à noix. La façade sur le mur gouttereau du logis principal est à quatre travées dont les deux du milieu sont plus rapprochées. Les baies de cette façade ont été remaniées à la fin du 19e ou au début du 20e siècle. Le logement secondaire, construit après 1818 en retour d'équerre à l'ouest du logis principal sur un terrain en pente, possède une cave sous la partie gauche.
Logement à façade en gouttereau. Quatre travées. Grange à façade en pignon.
Le passage couvert d'un séchoir à noix et un abreuvoir ou timbre à deux compartiments sont des éléments exceptionnels de cette ferme.
Propriété privée
2001
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel
2004
Liège Aurélie ; Pon Charlotte
Dossier individuel
Région Nouvelle-Aquitaine - Service du Patrimoine et de l’Inventaire, site de Poitiers - 102, Grand'Rue - 86020 Poitiers - 05.49.36.30.07