Château
Château de Bertangles
Hauts-de-France ; Somme (80) ; Bertangles
Grand Amiénois
Villers-Bocage
1810 A 323 à 326 bis
En village
Chapelle ; ferme ; colombier ; parc ; avenue de jardin
2e quart 18e siècle
2e quart 19e siècle
1730 ; 1848
Daté par travaux historiques ; daté par source
Attribution par travaux historiques ; attribution par travaux historiques ; attribution par travaux historiques ; attribution par travaux historiques ; attribution par travaux historiques
Documents figurés : Le cadastre napoléonien (doc. 1) figure un édifice en retrait d'une cour à hémicycle, formé d'un corps central de plan allongé, flanqué de deux ailes en légère saillie.Sources :Les matrices cadastrales mentionnent un jardin de luxe et un jardin potager, ainsi qu´une maison et des bâtiments ruraux composant la ferme (étudiée). Le château est incendié en 1930. Il comprend alors écurie, remise et orangerie.A l'ouest du château, une maison est construite en 1848 pour la famille de Clermont-Tonnerre.Les recensements de population indiquent qu'en 1836, le château est habité par Amédée Marie de Clermont-Tonnerre (1781-1852), sa femme Henriette Vassinhac d'Imecourt et leurs six enfants, ainsi que Ferdinand de Clermont-Tonnerre (1807-1890), sa femme Virginie de Wignacourt et leur fille, enfin Gustave de Betz et sa femme Philippine de Clermont-Tonnerre. La domesticité comprend alors deux domestiques, lingère, cocher, précepteur et garde forestier.En 1851, y résident également les gendres d'Amédée Louis de Clermont-Tonnerre : Auguste de Landreville et sa fille, ainsi que Gaston de Gestas de Lesperoux et sa fille. Chaque famille dispose alors d'un logement indépendant et de domestiques particuliers. Amédée dispose toujours d'une domesticité plus importante, en partie liée à l'entretien du parc ; Ferdinand, alors maire de Bertangles, emploie un domestique, un précepteur et une institutrice.En 1872, c'est Amédée (1839-1924), fils de Ferdinand, qui occupe le château avec sa femme, ses quatre enfants, quatre domestiques et un cocher. En 1881 et jusqu'en 1911, il y emploie une institutrice allemande, une lingère, deux femmes de chambres (dont 1 allemande), une cuisinière allemande, enfin un maître d'hôtel et un palefrenier. Le cocher est désormais logé dans la ferme du château. En 1906, ses fils Fernand (1864-1930) et Louis (1877-1918) de Clermont-Tonnerre résident également au château avec leur famille. Sont également employés au château un concierge, un régisseur, un jardinier et deux gardes particuliers.Le château est ensuite signalé dans l'annuaire des châteaux et des départements, comme résidence d'été des comtesses Louis et Fernand de Clermont-Tonnerre, jusqu'en 1935.Travaux historiques :Selon A. Goze (1849), le château est rebâti dans le 1er tiers du 18e siècle ; la propriété qui s´étend sur plus de 147 hectares, comprend alors un pourtour aménagé en jardin anglais, une faisanderie et une enceinte pour les chevreuils. La terre est érigée en marquisat en 1829.Selon le Dictionnaire historique et archéologique de Picardie (1919), le château est reconstruit de 1730 à 1732, à l'emplacement du manoir brûlé par les Espagnols, en 1597 et dont il ne subsiste que le portail, desservant actuellement la ferme.Selon l'inventaire topographique réalisé en 1997 par J. Förstel et S. Platerier, la seigneurie est mentionnée dès le 12e siècle. Il ne reste aucun vestige du château médiéval ni de celui qui fut reconstruit au 16e siècle et brûlé par les Espagnols en 1597. Du château reconstruit au 17e siècle, il subsiste le portail portant la date 1625, qui donne aujourd'hui accès à la ferme du château.De 1730 à 1734, le comte Louis Joseph de Clermont-Tonnerre fit édifier un nouveau château de style Régence. Les plans en ont été attribués à Germain Louis Boffrand, qui aurait confié l'exécution des travaux à un élève de son atelier Antoine Verno ou Verlo. En grande partie détruites lors d'un incendie qui ravagea le château en 1930, les boiseries intérieures, à la capucine, sont l'oeuvre du sculpteur François Cressent. Elles ont été reconstituées à l'identique de 1930 à 1934, par André Mailfert. Une grille d'honneur, exécutée au 18e siècle par Jean-Baptiste Veyren, dit le Vivarais, pour le château d'Heilly, est installée en 1840.
Calcaire ; pierre de taille
Ardoise
2 étages carrés ; étage de comble
Le château orienté nord-ouest sud-est est implanté en retrait d'une cour d'honneur fermée par une grille monumentale, ouvrant sur l'ancienne route de Villers-Bocage (actuelle D 97), qu'une avenue relie à la nouvelle route royale, suivant un axe oblique. Un rond-point circulaire, dit Rond-Point de l'Avenue en marque la jonction. Au nord-ouest, le parc est prolongé par une avenue qui traverse le bois de Bertangles. Le château dispose également d'un accès secondaire depuis le village, perpendiculaire à la cour d'honneur (rue du Château).La ferme et la chapelle, actuelle église paroissiale, sont situées au sud-ouest du château.Le corps de logis de plan allongé est formé d'un corps central à 2 étages carrés et étage de comble prolongé par deux ailes basses à étage de comble couvertes de toits à pans brisés. Construit en calcaire, appareillé en pierre de taille, il est couvert d'ardoises.Le corps central présente une élévation sur cour à 7 travées, dont les 3 travées centrales sont couronnées par un fronton triangulaire (côté cour) et par un fronton semi-circulaire (côté parc) ; il est flanqué de deux pavillons en saillie à 2 travées.
classé MH
Par arrêté du 18 septembre 1970 : le château (façades, toitures et escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé), la cour d'honneur avec son portail d'entrée y compris la grille, l'allée d'accès et l'allée des Lions avec les deux piliers surmontés de lions sculptés, le jardin, les deux portails situés à droite et à gauche du château, le portail d'entrée de la ferme (portail de l'ancien château) mais pas le corps de ferme.Par arrêté du 12 juillet 1982 : classsement pour le pigeonnier et le puits, le manège, les huit portails secondaires avec leurs grilles ; inscription à l'Inventaire supplémentaire pour les façades et toitures de la ferme et les deux portails.
IM80000506 ; IM80000507
À signaler
Ce dossier établi en 1997 lors de l'inventaire topographique du canton de Villers-Bocage, a été enrichi et mis à jour en 2002 dans le cadre de l'inventaire topographique d'Amiens métropole.
Propriété privée
1997
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
1997 ; 2002
Förstel Judith ; Barbedor Isabelle
Dossier individuel
Conseil régional de Picardie - Service de l'Inventaire du patrimoine culturel 88, rue Gaulthier de Rumilly 80000 Amiens - 03.22.97.16.57