Description historique
L'église, avant 1914, est un édifice datant du 15e siècle, construite en pierre, avec une couverture en ardoise, une tour de clocher de 35 mètres, 2 chapelles en retrait construites en 1850, et, à côté du choeur, en retrait, une sacristie. L'église est alors entourée d'un cimetière. Pendant la guerre de 1914-1918, les Allemands font exploser une mine sous le clocher. En septembre 1919, l'expert J. Carpentier (de Ham) est envoyé pour une première évaluation d'une reconstruction qui serait "à l'identique". Le dossier de dommages de guerre est établi en 1921 par A. Hunot et F. Chorein, architectes à Amiens. Le fait que l'édifice soit frappé d'alignement et que les anciennes fondations, bouleversées, sont inutilisables impose une reconstruction sur un emplacement différent. Louis Verdier, architecte à Roye, est chargé du projet de reconstruction. Son premier projet, de février 1924, d'une emprise supérieure de 150 m2 à l'ancienne emprise, est jugé par la commission spéciale du Ministère des Beaux Arts trop coûteux (800 000 F) , dépense qui ne saurait être couverte par l'indemnité. La construction en brique permet, en diminuant la surface du clocher, une nef principale plus grande. Cette dimension est justifiée par le souci de desservir, en même temps qu'Omiécourt, la commune d'Hyencourt-le-Petit. C'est le second projet de Louis Verdier, présenté en juin 1925, qui est approuvé, pour une dépense de 670 927, 73 F et construit. "La construction a été prévue en brique et pierre, cette dernière dans une faible proportion de façon à soigner davantage la décoration intérieure" (devis descriptif 1925). L'adjudication attribue le chantier à l'entreprise de maçonnerie Parizy et fils, à l'entreprise de couverture Maunoury (Nesle). Les voûtes en berceau en briques creuses de 0, 04 d'épaisseur, hourdées au plâtre, enduit simili pierre en plâtre teinté, joints incrustés sont réalisées en 1928 par le constructeur de voûtes A. Fabre (Paris). La réception des travaux est faite le 17 juin 1929. Les décors intérieurs sont l'oeuvre de Gaudin Jean, maître verrier à Paris, Tattegrain Gustave, menuisier à Amiens, l'entreprise Buisine de Lille (confessionnal) , Bodin de Roye (peinture) , Pinard et Gauthier (fonts baptismaux) , Vidal (chemin de croix) , Tourné Didier de Paris (2 peintures sur toile : la Fuite en Egypte, la Mort de Saint-Joseph, 1928) , Marchetti G. H. de Paris (2 peintures sur toile marouflées à la céruse : Piéta, Vierge à l'Enfant, dans la chapelle Saint-Joseph, 1928). La mairie-école est reconstruite entre 1926 et 1927 (devis 1924, adjudication 1925, dessins 1926, A. Hunot et Denjean, architectes (Nesle) , réception des travaux 1927). Le presbytère est reconstruit par l'architecte Jean Guidée d'Amiens (dessins 1931, réception des travaux 1933).