Description historique
"Documents figurés : Plusieurs plans conservés aux archives départementales (série G) illustrent le projet de reconstruction du chœur de l´église. Un premier plan de 1770 (doc. 1) montre le sanctuaire, plus étroit que la nef, éclairé par deux petites baies latérales. Le projet prévoit son agrandissement par un chevet polygonal (en rose). Une deuxième série de plans de 1771 (doc. 2 et 3) illustre un projet de reconstruction totale du chœur, éclairé de deux baies au nord et au sud, qui présente un chevet à pans coupés. Le plan au sol indique que la nef est éclairée par trois baies au nord et au sud. La tour en saillie n´est pas représentée. Le cadastre napoléonien levé vers 1809 (doc. 4) figure un édifice de plan allongé à chevet polygonal, flanqué d'une tour de clocher faisant saillie dans l'angle sud-ouest de la nef. On peut remarquer l'absence de cimetière autour de l'église. Le dessin réalisé par Louis Duthoit vers 1835 (doc. 5) donne une représentation de l'édifice de plan allongé, avec une tour située dans l'angle sud-ouest et un porche accolé à la façade occidentale.Sources : Les sources conservées aux archives départementales (série G), signalent une transaction entre le chapitre de la cathédrale d´Amiens, d´une part, et le curé, les marguilliers et principaux habitants de la paroisse de Blangy sur Somme, représentés par Jean-Baptiste Andrieu, curé dudit Blangy, et Jacques Waranguier, laboureur audit lieu, de l´autre, par laquelle lesdits doyen et chapitre, en qualité de gros décimateurs de ladite paroisse, autorisent les fabriciens à construire une sacristie à côté du chœur de l´église dudit Blangy, du côté de l´épître, et, à cet effet, à déboucher une porte cintrée qui se trouve de ce côté, à la condition que les fabriciens prennent la construction et l´entretien postérieur de ladite sacristie à leur charge, et que la maçonnerie de l´église n´en recevra aucun dommage. Amiens, 27 avril 1752. Les documents relatifs à l´agrandissement de l´église, comprennent une requête adressée au chapitre en 1770 pour signaler le mauvais état de l´édifice (le pignon et le mur droit du chœur sont lézardés) et demander sa reconstruction partielle, en raison de l´exiguïté du sanctuaire occupé par l´autel, le marchepied, la table de communion, un lutrin, enfin des sièges de célébrant. Un cahier des charges et un plan (doc. 1) sont dressés à cette date. L´année suivante, de nouveaux plans (doc. 2 et 3) sont annexés à une transaction réalisée avec le chapitre. Les documents conservés aux archives départementales (série O) font mention de travaux réalisés en 1825, par l´entrepreneur Pinchenat, sur des plans et un devis de l´architecte Marest. Outre la consolidation des murs et la réfection de la charpente et de la couverture du clocher, une sacristie est accolée au chœur, à l´est, et un porche est construit au devant de la porte occidentale. Un calvaire est rétabli à l'est du chevet, en 1837. Après de nouveaux travaux d´entretien réalisés en 1856 sous la direction de l´architecte Daullé, une colonne du porche est remplacée en 1867. La toiture du clocher est à nouveau restaurée en 1902 par l´entrepreneur Adolphe Lejeune de Villers-Bretonneux (80). En 1921, l´architecte amiénois A. Cuvellier dresse un devis de restauration de l´église (voûte et charpente), réalisée par l´entrepreneur Noé Dufour de Glisy (80) et financée par les dommages de guerre. Endommagée au cours de la Seconde Guerre mondiale, l´église est restaurée en 1948, sur les plans et devis de l´architecte amiénois Andrieu.Travaux historiques : Le Dictionnaire historique et archéologique de Picardie (1909) signale une église sans caractère. L'édifice est attesté en 1170 par une bulle papale qui confirme la cathédrale dans la possession de l'autel. Maurice Crampon (1980) indique que l'église, "construction sans caractère", est flanquée d'une tour en pierres restaurée après son écroulement partiel en 1969. Cet édifice peut être l'ancienne chapelle du château voisin."