Description historique
"Documents figurés :Les cadastres napoléoniens de 1813 (doc. 1) et de 1852 (doc. 2) donnent une représentation de l'église paroissiale, édifice orienté de plan allongé, entouré du cimetière. La nef est plus large que le chœur ; deux profonds contreforts sont visibles sur la façade occidentale.Sources :Parmi les sources conservées à la bibliothèque municipale (série BB), une requête est adressée par les paroissiens en 1623 pour être autorisés à vendre quelques journaux de prés et marais dont le bénéfice permettrait la réparation de l'église, "tellement desmolye, fondue et ruynée de touttes parts, que le reste est en grand péril, aians été contraincts, pour éviter un plus grand inconvénient, de faire despendre et descendre les cloches du clochers". La ville attend le retour de l'évêque pour donner son accord.Celles de la série M indiquent qu'en 1825, le mur du cimetière tombe en ruine. L'architecte communal Cheussey dresse un plan du cimetière en 1834.Les sources conservées aux archives départementales (série O) indiquent que la reconstruction de l´église est projetée en 1856. Elle donne lieu à un concours qui comprenait également la reconstruction des églises Saint-Honoré (faubourg de Beauvais) et Saint-Pierre (faubourg Saint-Pierre). Pour l´église Saint-Léger de Longpré, le programme du concours imposait une nef sans bas-côtés, un chœur et deux chapelles, un clocher en façade ou sur le côté de la nef, abritant la chapelle des Fonts dans ce dernier cas, trois accès en façade (une grande et deux petites portes, munies de tambours), une sacristie. Il comprenait également la réalisation du mobilier du chœur (maître-autel et des stalles) et de la nef (chaire à prêcher et confessionnaux). Le lauréat du concours est l'architecte parisien Henri Parent, dont le projet est particulièrement apprécié du jury, qui n´a « aucune observation critique à faire sur le projet couronné et n´a que des éloges à donner à ce travail qui, sagement conçu et bien étudié dans l´ensemble de ses dispositions, se recommande particulièrement par la franchise avec laquelle il met en évidence le système de construction adopté. »Des modifications sont cependant apportées par l´architecte en 1857, à la demande de l´architecte Viollet le Duc, relatives à la charpente et au déplacement de la sacristie. Cette même année, l´entrepreneur Edouard Alot est adjudicataire des travaux terminés en 1863.Travaux historiques :A. de Calonne (1906) mentionne une délibération du conseil municipal de 1853 votant sa reconstruction. Selon le Dictionnaire historique et archéologique de Picardie (1909), un prieuré-cure de Bénédictins, appartenant à l'abbaye de Saint-Fuscien, est attesté en 1125. Le chapitre de Notre-Dame et Saint-Firmin et les Célestins d'Amiens, en était décimateurs. L'église paroissiale Saint-Léger est reconstruite au 19e siècle.Une enquête relative au choix de l'emplacement de la nouvelle église a lieu en 1855, comme l'indique la publication "Amiens, 3 siècles d'affiches" (1984).Dom Becquet (1976) mentionne l'ancien prieuré Saint-Léger."