Commentaire descriptif de l'édifice
L'église Saint-André, située au nord-est du village d'Amarens dans le canton de Cordes-sur-Ciel, occupe la parcelle B 461 sur le plan cadastral de 1810 et la parcelle B 442 sur le cadastre actuel. Bâtie en moellons de calcaire, elle est entièrement couverte de tuiles canal. Elle présente une nef flanquée de deux chapelles formant faux-transept, une abside semi-circulaire et est prolongée à l'ouest par un porche faisant le lien entre l'église et le clocher. L'ensemble de la nef, du choeur et de la chapelle sud sont couverts par la même toiture. La sacristie et la chapelle nord ainsi que le porche de l'église comportent leurs propres couvertures.£L'abside semi-circulaire, à l'est, est éclairée par deux baies à ébrasement simple. Celle située au nord est en plein-cintre et celle au sud est à arc brisé. Elle dispose d'un remplage dont les lancettes trilobées sont surmontées de mouchettes. Son meneau est manquant. Cette baie est la seule de l'église à avoir une telle apparence.£La chapelle sud, s'appuie visiblement contre le mur de la nef suggérant qu'elle est construite postérieurement à cette dernière. Elle est éclairée par une petite fenêtre rectangulaire verticale chanfreinée. La partie ouest de l'élévation de la nef est ajourée par une baie en plein-cintre. Au-delà, un contrefort sépare la nef du porche. Epais dans sa partie inférieure, Il correspond à la colonne engagée, incluse dans le mur intérieur oriental du porche.£L'extrémité occidentale de la nef est entièrement reconstruite à en noter le décrochement dans les maçonneries sur le mur sud. Des traces d'arrachement de la charpente et de la voûte sont aussi visibles sur l'élévation orientale du clocher. Le pignon ouest de la nef est enduit au-dessus du toit en tuiles canal qui recouvre le porche. On remarque à cet endroit les traces d'une reconstruction de cette partie de l'édifice.£Le clocher, à l'ouest, formant la façade de l'église, présente un appareil différent. Les chaînes d'angle qui se remarquent jusqu'au niveau des fondations permettent d'envisager la présence d'une tour dont l'usage a été transformé et dont il ne subsiste que l'élévation orientale. La présence de deux baies murées au centre de l'élévation ainsi que des traces d'arrachement de plancher confirment l'hypothèse. Le portail de l'église semble avoir été inséré dans la tour à l'époque moderne ; les traces de boucharde présentes sur la partie inferieur du linteau suggèrent une transformation supplémentaire au cours du 19e siècle. Le linteau est visiblement un élément en remploi. Sa provenance reste indéterminée mais il porte un décor peint polychrome représentant un buste et une fleur de lys, dont la facture et le style semble plus ancien. L'ensemble de l'élévation de la tour a été rejointoyée au ciment mais on semble deviner l'emplacement d'une arcade en arc brisé au-dessus du linteau et de l'arc de décharge moderne.£L'élévation nord de la nef est d'une lecture complexe. Contre le clocher, dont le chainage est nettement visible jusqu'au sol, s'appuie un élément de maçonnerie dans lequel est insérée une porte en arc brisé, murée aujourd'hui. Son large chanfrein invite à une datation haute. Cette maçonnerie est reliée à la nef de l'église par un appareil hétérogène qui témoigne, comme sur l'élévation sud, d'une reprise de la construction. En effet, les vestiges d'un contrefort sont repérables en partie basse tandis que le chainage d'angle est repris sur toute la hauteur de l'élévation. Les traces de reprises de maçonnerie sont nettement visibles sur les élévations nord de la nef.£Le mur ouest de la chapelle nord s'appuie sur un contrefort. Cette chapelle présente une ouverture identique à celle de la chapelle sud. La sacristie, placée dans le prolongement, comporte trois fenêtres rectangulaires. L'une est percée sur l'élévation orientale alors que les deux autres ajourent le mur nord. La rupture dans les maçonneries montre que la chapelle nord et la sacristie ont été construites à deux époques différentes.£A l'intérieur, le choeur est couvert d'une voûte en cul-de-four peinte en bleu. Un faux appareil peint est visible sur les parties supérieures de ses élévations. Dans l'embrasure de la fenêtre sud, sous le décor 19e, un faux appareil peint, plus ancien, est visible. L'abside est percée, en partie basse, de deux niches, dont l'une, murée, est surmontée d'un arc en accolade. L'autre, encore en place présente un arc surbaissé. Sur le mur opposé de l'abside se trouve un ancien placard muré comportant encore son étagère.£La chapelle sud comporte les mêmes décors peints que ceux de l'abside et est voûtée d'ogives. Les quatre culots sont sculptés de visages humains et la clef de voûte porte un écu à deux fasces. En partie basse du mur sud de la chapelle, une niche et un placard sont encore en place. La chapelle nord présente un décor identique. Voûtée d'ogives, ses culots ont été arrachés.£La nef est entièrement voûtée d'ogives. Les voûtes sont portées par un arc brisé à facettes retombant sur des colonnes engagées appuyées sur des pilastres faiblement saillants. Les ogives reposent sur des culots prismatiques, uniquement dans la dernière travée. Les clefs de voûtes de la nef sont simplement ornées d'une croix. Les voûtes de la première travée sont recouvertes d'un enduit peint bleu orné d'un liseré rouge. Ce décor recouvre un faux-appareil peint, plus ancien, comportant, au niveau de la clef de voûte de la première travée, un décor peint non-identifié. Le décor de la deuxième travée est conservé à l'état de vestiges. L'ensemble des parties hautes des élévations de la nef comporte le même décor de faux-appareil que le choeur. La dernière travée de la nef est percée de deux fenêtres en plein-cintre, au nord et au sud.£Dans le porche est encore identifiable, au sud du mur oriental, une des anciennes colonnes engagées soutenant l'arc doubleau des voûtes disparues. Sur l'élévation nord, la trace de la porte murée est visible.£La sacristie comporte, dans son angle nord-est, une cheminée, dont le conduit est muré et un placard comportant encore son étagère. Au-dessus du placard, le meneau séparant les lancettes de la fenêtre gothique du choeur a été réemployé pour servir de décharge au moment de la construction du placard. Les murs de la sacristie conservent, par endroit, des traces de peinture.
Description de l'iconographie
L'ensemble de l'église comporte, en partie haute, un décor de faux appareil peint. Le linteau de la porte d'entrée de l'église comporte un décor peint représentant un buste et une fleur de lys.£Les culots de la chapelle sud représentent des visages humains et sa clef de voûte est sculptée d'armoiries. Les clefs de voûtes de la nef ne comportent qu'une croix.