Église paroissiale
Saint-Pierre
Église paroissiale Saint-Pierre
Occitanie ; Tarn (81) ; Dourgne ; Libération (place de la)
Parc Naturel Régional du Haut-Languedoc
Dourgne
Libération (place de la)
1833 D 137 à 139 ; 1999 D 64
En village
Limite 15e siècle 16e siècle
4e quart 19e siècle
1549
Date portée
La première église paroissiale Saint-Pierre se trouvait à l'extérieur du village,à l'entrée de la gorge du Taurou, là où se tient aujourd'hui l'église dédiée à saint Stapin. L'église paroissiale a ensuite été déplacée dans le village, à l'angle sud-est du noyau le plus ancien et pouvait participer à sa défense. Avec le développement du faubourg de la Calm vers le sud, elle se retrouve aujourd'hui au cour de l'agglomération. La partie orientale de l'église date de la toute fin du 15e siècle et de la première moitié du 16e siècle, si l'on en croit la forme des piliers et le profil des nervures. Selon un document d'archives, seuls le choeur et la première travée sont construits en 1540. Les chapelles latérales ont pu être construites progressivement au cour du 16e siècle, comme le laisse à penser les voûtes d'ogives à clefs pendantes (disparues). L'une d'elles portent d'ailleurs la date de 1549. Le portail nord possède un vocabulaire décoratif caractéristique de la première moitié du 16e siècle où se mélangent les influences du style Renaissance dans un décor toujours Flamboyant : arc en anse de panier, voussure à arêtes vives ornées de pampres de vigne, pinacles ornés de choux frisés, branche d'arbre écotée. Le compoix de 1752 indique que l'église est alors la propriété de "messieurs les consuls et communauté dudit lieu de Dourgne " et que le clocher abrite la prison. Un corps de bâtiment qui prenait appui sur l'angle sud-ouest de l'église abritait la maison communale, au premier étage. Aujourd'hui détruite, le plan de cette construction est connu par le cadastre de 1833. Dans les années 1880, l'église a connu une campagne de restauration d'assez grande ampleur sous la direction de Justin Oulmière, conducteur des Ponts et Chaussées. C'est probablement à cette occasion qu'on été réalisées les peintures murales des voûtes de la nef qui représentent, au milieu d'un décor de rinceaux, des portraits de saints. Le portail de la façade occidentale et le porche au nord de style néoclassique ont aussi été aménagés au 19e siècle. Le vitrail de l'apparition du Sacré-Cour de Jésus à Sainte Marguerite et à Marie est daté de 1937 et provient des ateliers toulousains de Moulenc et Saint-Blancat.
Calcaire ; brique ; tuile en gros oeuvre ; moellon ; enduit
Ardoise
Plan allongé
Voûte d'ogives ; voûte en pendentifs
Toit à deux pans ; croupe ronde ; flèche polygonale
Longue d'une cinquantaine de mètres et construite sur un terrain en forte pente, l'église possède, à l'est, un niveau de soubassement et à l'intérieur, à l'ouest, une vingtaine de marches qui rachètent la dénivellation. La nef unique est composée de quatre travées voûtées d'ogives quadripartites. Elle est flanquée de sept chapelles latérales dont les clefs pendantes ont disparu. Le choeur est à cinq pans coupés. Au nord, sur la deuxième travée, s'ouvre un portail en liaison avec le quartier le plus ancien. Il est abrité par un porche néoclassique en grès. La façade, austère, est pratiquement aveugle. Elle est seulement ouverte par un portail néoclassique. Elle est flanquée au sud par le clocher.
Sculpture
Vierge
La Vierge à l'Enfant qui orne la niche du tympan du portail nord est d'un style naïf, voire maladroit : les proportions du corps sont trapues et disproportionnées et les plis de la robe stylisés. La statue comporte encore des traces de polychromies notamment les pupilles des yeux de la vierge.
Propriété de la commune
Ouvert au public
2004
(c) CAUE du Tarn ; (c) Inventaire général Région Occitanie
2004
Servant Sonia
Dossier individuel
Conseil régional Occitanie - Direction de la Culture et du Patrimoine - Service Connaissance et Inventaire des Patrimoines 22, bd Maréchal Juin 31406 Toulouse cedex 9 - Espace Capdeville, 417 Rue Samuel Morse, 34000 Montpellier - 05.61.39.62.47