Description historique
Le Maréchal Soult, maréchal d'Empire, duc de Dalmatie et Pair de France, et son épouse Louise Berg sont les maîtres d'ouvrage du château, construit entre 1827 et 1829, selon les historiens. Alors âgé de 58 ans, le maréchal prévoyait d'occuper sa demeure de Saint-Amans-Labastide, son village natal, pour sa retraite de la vie militaire et politique. C'est probablement à partir de 1819 qu'il commence à acquérir les terres qui vont constituer son domaine. Sur la commune de Saint-Amans-Labastide, il fait bâtir 3 fermes, aux Garrigues, aux Gassiès et, à proximité du château, la ferme dite de Payrin, pour assurer la mise en valeur des terres. Il est aussi propriétaire d'autres fermes situées sur les communes voisines de Saint-Amans-Valtoret et d'Albine. Il en possédait 10 au total et le domaine comptait 516 hectares au début des années 1850. En 1837, au moment ou est dressé le premier cadastre, le maréchal possède aussi un moulin à foulon et une briqueterie, tous deux situés au Mas-Berg et aujourd'hui disparus. Le château s'inscrit dans un parc paysagé, voulu par le maréchal qui aurait participé à sa conception. Le maréchal se retire finalement de la vie politique seulement en 1847 et le château devient alors sa résidence permanente. Il meurt en 1851. Deux noms d'architecte sont souvent avancés pour l'attribution des travaux. Il s'agit de Renié, architecte parisien qui a travaillé pour le ministère de la Guerre et dont on sait par ailleurs qu'il a travaillé à plusieurs reprises pour le maréchal, notamment dans son hôtel particulier à Paris. L'autre nom parfois mentionné est celui de Perchain pour lequel on ne sait rien. La descendance du maréchal, la famille Reille-Soult, a continué d'habiter le château et de faire vivre le domaine après la mort du maréchal. C'est lorsque René Reille-Soult est propriétaire des lieux, probablement en 1864, qu'est aménagé le petit théâtre au premier étage dans lequel on trouve le monogramme R.-S. La famille Reille-Soult a fortement marqué la vie politique du sud du Tarn pendant tout le 19e siècle et une partie du 20e siècle. A chaque nouvelle élection d'un des membres de la famille, une fête était organisée dans le parc du château pour remercier la population locale.