Présentation de la commune de Montricoux
Occitanie ; 82 ; Montricoux
Terrasses et Vallée de l'Aveyron est
L'occupation humaine de la commune de Montricoux peut être attestée, grâce à la découverte de tumuli aux lieux-dit "Quartous", dès l'âge de Fer (Marévaud-Tardiveau 2007, p. 163-164). La première seigneurie appartenait aux familles vicomtales de Saint-Antonin et de Toulouse (Bruniquel). En 1181, le chapitre de Saint-Antonin cède au temple de Vaour ses droits dans les paroisses de Castres, de Saint-Laurent-de-Maraissi et de Montricoux. Au 12e siècle, outre Montricoux, quatre autres paroisses dotées d'églises étaient implantées sur le territoire correspondant à la commune actuelle : Saint-Laurent, Saint-Geniès, Castres et Bretou (Bergouniou 1939, p.52). Des églises rattachées à ces paroisses, ne subsistent que l'église Saint-Laurent à l'ouest de la commune et les vestiges de l'église Saint-Benoît de Castres au nord-ouest. Selon Florent Hautefeuille, la première agglomération, qui s'est vraisemblablement formée autour du château, peut être contemporaine de la mise en place de la commanderie, membre important de la commanderie templière de Vaour à la fin du 12e siècle ou au début du 13e siècle. En 1276, les principaux équipements constitutifs d'un village (un four, un pressoir banal) sont cités dans la charte des coutumes. Après la disparition des Templiers en 1312, les droits sur les terres parviennent aux seigneurs de Nègrepelisse qui les conservent jusqu'au 17e siècle. L'étude des cadastres de 1463, 1478 et 1502 (Bergouniou 1941) donne un état de l'habitat de Montricoux durant le 15e siècle. La fin de ce siècle, période de prospérité, voit le village s'agrandir et la population augmenter. En 1500, la communauté compte déjà 20 toponymes ; elle s'étend sur 2407 hectares (2463 hectares en 1999) et offre des limites semblables à la commune actuelle. En effet, jusqu'à la Révolution, la communauté de Saint-Geniès qui comprend Saint-Geniès, Caussoleil, Gilat, La Grèze, Salquié, le Caylat, la Bose et une partie de Montcussou n'appartient pas à Montricoux mais à Puygaillard. Il est difficile de connaître l'étendue des dégâts causés par les guerres de Religion. A l'inverse de nombreux bourgs voisins, Montricoux reste attaché au catholicisme. Elle n'est pas touchée par les premières attaques calvinistes de 1561, mais les conflits suivants détruiront une partie de l'enceinte et la quasi totalité du château. Le donjon est l'unique partie du château qui résistera aux destructions. Il sera reconstruit par la famille de Malartic durant la première moitié du 18e siècle. La carte de Cassini, dressée à la fin du 18e siècle, mentionne la plupart des hameaux : l'occupation a donc peu évolué depuis cette époque. Le milieu du 19e siècle est marqué par un développement économique et démographique. En 1851, Montricoux compte 1200 habitants et joue le rôle de centre pour la campagne environnante. Dès 1858, la commune est desservie par la ligne de chemin de fer reliant Montauban à Lexos (66 km). La gare, implantée de l'autre côté du pont au hameau du Bugarel, comprenait une gare de voyageurs et une gare de marchandises. La croissance démographique qu'avait connu Montricoux jusqu'alors chute durant la première moitié du 20e siècle : en 1975, on ne dénombrait plus que 720 habitants. Depuis, la population ne cesse de progresser : en 1999, elle atteint 969 habitants. Cette augmentation engendre la construction de maisons en périphérie du centre bourg, mais également à l'ouest de la commune, au lieu-dit Saint-Laurent.
La commune s'étend sur 2643 hectares et compte 1024 habitants (INSEE 2005). Elle est implantée à l'est du département de Tarn-et-Garonne et se trouve en limite du département du Tarn (commune de Penne). Au sud, la rivière Aveyron crée une limite naturelle avec la commune de Bruniquel. Montricoux est limitrophe de communes importantes dans l'histoire et le développement du département, à savoir Caussade, Nègrepelisse, Saint-Antonin-Noble-Val. La commune se découpe en deux entités géologiques distinctes. Au nord-est, le causse de Caylus, composé d'un substrat calcaire et argilo-calcaire sur ses franges : ce paysage est prédominant sur l'étendue de la commune. Au sud, la plaine alluviale de l'Aveyron, qui comporte les terrasses et les gorges de l'Aveyron. Les altitudes s'abaissent ainsi vers le sud-ouest : le point culminant est à 274 mètres dans la forêt du Bretou et le point le plus bas est à 97 mètres d'altitude à l'ouest de la commune. L'habitat est peu dense, dispersé en petits hameaux et fermes isolées. Il s'est principalement installé sur le talus du plateau de Caylus et en plaine alluviale, afin de profiter des meilleurs terroirs (fertilité des sols alluvionnaires, exposition). Le plateau quant à lui, occupé en grande partie par la forêt du Bretou (437 hectares), est très peu peuplé. Il comporte un habitat sur les franges de la forêt uniquement. Le centre bourg s'est développé sur un promontoire dominant la vallée de l'Aveyron d'une trentaine de mètres. Cette implantation stratégique épargne au bourg les caprices de la rivière tout en le faisant profiter de ses bienfaits: fertilité des sols alluvionnaires et force hydraulique pour les moulins notamment.
2006
(c) Pays Midi-Quercy ; (c) Conseil départemental de Tarn-et-Garonne ; (c) Inventaire général Région Occitanie
2006
Ruefly Sandrine
Présentation de la commune
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