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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de la commune de Montricoux
présentation de la commune de Montricoux

Référence de la notice
IA82114219
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
9 janvier 2019
Date de dernière modification de la notice
22 janvier 2022
Rédacteur de la notice
Ruefly Sandrine
Mentions légales
(c) Pays Midi-Quercy ; (c) Conseil départemental de Tarn-et-Garonne ; (c) Inventaire général Région Occitanie
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de la commune de Montricoux
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; 82 ; Montricoux
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Terrasses et Vallée de l'Aveyron est
Historique de l'édifice
Description historique
L'occupation humaine de la commune de Montricoux peut être attestée, grâce à la découverte de tumuli aux lieux-dit "Quartous", dès l'âge de Fer (Marévaud-Tardiveau 2007, p. 163-164). La première seigneurie appartenait aux familles vicomtales de Saint-Antonin et de Toulouse (Bruniquel). En 1181, le chapitre de Saint-Antonin cède au temple de Vaour ses droits dans les paroisses de Castres, de Saint-Laurent-de-Maraissi et de Montricoux. Au 12e siècle, outre Montricoux, quatre autres paroisses dotées d'églises étaient implantées sur le territoire correspondant à la commune actuelle : Saint-Laurent, Saint-Geniès, Castres et Bretou (Bergouniou 1939, p.52). Des églises rattachées à ces paroisses, ne subsistent que l'église Saint-Laurent à l'ouest de la commune et les vestiges de l'église Saint-Benoît de Castres au nord-ouest. Selon Florent Hautefeuille, la première agglomération, qui s'est vraisemblablement formée autour du château, peut être contemporaine de la mise en place de la commanderie, membre important de la commanderie templière de Vaour à la fin du 12e siècle ou au début du 13e siècle. En 1276, les principaux équipements constitutifs d'un village (un four, un pressoir banal) sont cités dans la charte des coutumes. Après la disparition des Templiers en 1312, les droits sur les terres parviennent aux seigneurs de Nègrepelisse qui les conservent jusqu'au 17e siècle. L'étude des cadastres de 1463, 1478 et 1502 (Bergouniou 1941) donne un état de l'habitat de Montricoux durant le 15e siècle. La fin de ce siècle, période de prospérité, voit le village s'agrandir et la population augmenter. En 1500, la communauté compte déjà 20 toponymes ; elle s'étend sur 2407 hectares (2463 hectares en 1999) et offre des limites semblables à la commune actuelle. En effet, jusqu'à la Révolution, la communauté de Saint-Geniès qui comprend Saint-Geniès, Caussoleil, Gilat, La Grèze, Salquié, le Caylat, la Bose et une partie de Montcussou n'appartient pas à Montricoux mais à Puygaillard. Il est difficile de connaître l'étendue des dégâts causés par les guerres de Religion. A l'inverse de nombreux bourgs voisins, Montricoux reste attaché au catholicisme. Elle n'est pas touchée par les premières attaques calvinistes de 1561, mais les conflits suivants détruiront une partie de l'enceinte et la quasi totalité du château. Le donjon est l'unique partie du château qui résistera aux destructions. Il sera reconstruit par la famille de Malartic durant la première moitié du 18e siècle. La carte de Cassini, dressée à la fin du 18e siècle, mentionne la plupart des hameaux : l'occupation a donc peu évolué depuis cette époque. Le milieu du 19e siècle est marqué par un développement économique et démographique. En 1851, Montricoux compte 1200 habitants et joue le rôle de centre pour la campagne environnante. Dès 1858, la commune est desservie par la ligne de chemin de fer reliant Montauban à Lexos (66 km). La gare, implantée de l'autre côté du pont au hameau du Bugarel, comprenait une gare de voyageurs et une gare de marchandises. La croissance démographique qu'avait connu Montricoux jusqu'alors chute durant la première moitié du 20e siècle : en 1975, on ne dénombrait plus que 720 habitants. Depuis, la population ne cesse de progresser : en 1999, elle atteint 969 habitants. Cette augmentation engendre la construction de maisons en périphérie du centre bourg, mais également à l'ouest de la commune, au lieu-dit Saint-Laurent.