Description historique
Un habitat seigneurial est attesté à cet emplacement depuis au moins le 13e siècle. Les seuls vestiges visibles qui pourraient remonter à l'époque médiévale sont quelques moellons équarris sur l'élévation nord-ouest du logis et la cave dans laquelle il subsiste une meurtrière. Au cours de l'époque moderne, la seigneurie appartenait à la famille Roux, seigneur de la Vinouze. Le pigeonnier sur colonnes est le seul élément conservé de l'époque moderne. Il date du 17e siècle. La seigneurie passa à la famille de Guillemy en 1763 qui était aussi seigneur de Belmontet. Un document daté de 1768 représente la demeure du Bourguet et le pigeonnier sur colonnes tous deux reliés par une allée plantée d'arbres. Ce dessin simplifié permet tout de même de se figurer la complexité du bâtiment à cette date : plusieurs matériaux de construction sont représentés et les ouvertures sont de taille et de forme variables. En 1789, la seigneurie du Bourguet était partagée entre François de Mabruny et de Guilhemy et Jean-Jacques et Abel le Roux. Elle passa par mariage à la famille de Commarque à la fin de l'époque moderne. En 1814, le propriétaire est Louis Victor Onésipe Lafon. En 1833, la propriété appartient à nouveau à un Commarque avant de repasser, en 1878, à la famille Lafon par la biais de Xavier Teulières, gendre Lafon, propriétaire à Montauban. En 1878, la demeure est la propriété de Paul Leroy, gendre Teulières, qui était percepteur à Paris puis à Caussade. Ce sont certainement les Lafon et/ou les Commarque qui donnèrent au Bourguet son aspect actuel en procédant à divers travaux sur la demeure et les dépendances. D'après la tradition orale, le logis fut entièrement remanié vers 1815. Les bâtiments tels qu'ils sont représentés sur le plan cadastral de 1811 sont très différents en plan des bâtiments actuels. En 1811, le logis possédait huit ouvertures imposables, en 1882 celles-ci étaient au nombre de 23 ce qui est considérable et n'a pas d'égal dans la commune de Verlhac-Tescou. Les dépendances agricoles semblent dater de la fin du 19e siècle. La galerie située sur l'élévation nord-est, ainsi que les toilettes extérieures et le puits, ont certainement été remaniés vers 1900 comme en témoigne l'utilisation de claustras en tuile. Les dépendances agricoles situées au sud de l'ensemble sont aujourd'hui à l'état de vestiges.