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Plateforme ouverte du patrimoine

Bourg castral de Taillane

Désignation

Dénomination de l'édifice

Bourg castral

Appellation d'usage

Taillane

Titre courant

Bourg castral de Taillane

Localisation

Localisation

Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Var (83) ; Signes

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Var

Canton

Beausset (Le)

Lieu-dit

Taillanette

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

Isolé

Partie constituante non étudiée

Château fort

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

10e siècle

Commentaires concernant la datation

Daté par source

Description historique

La "villa Altaiaria" (corriger : Attaiana) est citée en 984, avec Maulne et Riboux, parmi les dépendances de la "villa Mauranicus" (Meynarguettes) , limitrophe de Signes, de Mazaugues et de Plan-d'Aups, donnée par les vicomtes de Marseille à Saint-Victor, dans un acte dont les termes ne semblent pas avoir été strictement appliqués puisque Mazaugues et Meynarguettes restèrent ultérieurement la propriété des vicomtes. Le nom de Taillane paraît antique (composé latin du gentilice Attalius et du suffixe -anus). Comme Maulne et Riboux, cet habitat fut ensuite rattaché à Signes. En 1221, Majorque de Châteauvieux, en donnant aux chartreux de Montrieux le droit de pacage sur le territoire de Signes, se réservait ce droit sur le territoire de Châteauvieux "in loca illa quorum unus appellatur Attaizaina et alius Mouna". Il revint en 1230 sur sa décision et exempta les chartreux de tout cens "intra locum sive territorium Attaizane et de Mouna". Dès avant cette date, peut-être dès le 11e siècle, le territoire avait été annexé à celui de Châteauvieux-Signes et l'habitat réduit à quelques maisons paysannes, elles-même abandonnées avant la fin du Moyen Age. Le nom de Taillane a survécu jusqu'à nos jours dans celui d'une bastide moderne installée dans un vallon à l'est du site.

Description

Matériaux du gros-œuvre

Calcaire ; moellon ; pierre sèche

Commentaire descriptif de l'édifice

Croupe aplatie ; altitude : 747 m ; 5000 m2. Sur le sommet, cuvette d'éboulis (château ?) d'environ 10 x 15 m, bordée à l'est par un gros cône d'éboulis provenant de l'effondrement d'une tour et par un fossé profond qui l'isole du reste de la crête. Au-dessous vers l'ouest, terrasse (basse-cour ?) d'environ 20 x 25 m bordée d'un mur en pierre sèche de 1 à 1, 5 m d'épaisseur qui prend appui sur de petits abrupts rocheux. Au-dessous, sur la pente assez modérée de ce côté, série de petits replats aménagés et couverts d'éboulis, probables vestiges d'habitations. Matériel : céramiques médiévales à pâte brune et à pâte grise avec décor à la roulette. En contrebas de la colline, à l'ouest, ruines d'un pont sur le Latay appelé "le Pont du Diable" : pont à une seule arche, dont subsiste un départ appareillé en tuf, qui enjambe la rivière dans un passage très encaissé, immédiatement en aval d'une grande cascade ; le chemin, caladé en divers endroits, desservait deux moulins (en ruine) proches et reliait Signes à Mazaugues.

Commentaires d'usage régional

Type oppidum

État de conservation (normalisé)

Vestiges

Protection et label

Intérêt de l'édifice

Site archéologique

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété privée (?)

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2002

Date de rédaction de la notice

2002

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Sauze Elisabeth

Typologie du dossier

Dossier individuel

Adresse du dossier Inventaire

Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Direction Culture et Patrimoine - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel Grand Horizon, 11-13 boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille - 04 88 10 76 66