Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinebourg castral de la Môle
bourg castral de la Môle

Référence de la notice
IA83001289
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
30 octobre 2007
Date de dernière modification de la notice
26 septembre 2011
Rédacteur de la notice
Sauze Elisabeth
Mentions légales
© Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Désignation de l'édifice
Titre courant
bourg castral de la Môle
Producteur
Inventaire
Dénomination de l'édifice
bourg castral
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Var (83) ; La Môle ; Sainte-Madeleine
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Var
Canton
Saint-Tropez
Lieu-dit
Sainte-Madeleine
Milieu d'implantation pour le domaine de l'Inventaire
isolé
Partie constituante non étudiée
château fort ; église
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Commentaire concernant la datation
daté par source
Description historique
La Môle est le plus ancien village cité par la documentation conservée dans l'ensemble du golfe de Saint-Tropez. Trois chartes de Saint-Victor, datées de 1008 et 1014, rappellent la donation faite par l'évêque Pons et ses frères les vicomtes Guillem et Fouque de leurs droits "in villa quam vocant ad Molam et in apendiciis et in territorio ejus". Le nom du lieu lui fut peut-être donné à cause du basalte qu'on exploitait, tout autour du plateau de Maravieille (ancien volcan) , essentiellement pour en faire des meules de moulin - vers la fin du Moyen Age cette pierre fut très utilisée pour la construction dans tout le golfe de Saint-Tropez. En dépit du qualificatif villa, l'habitat était probablement fixé à cet endroit dès le début du 11e siècle. L'église, en revanche, se trouvait dans la vallée, où le toponyme Saint-Julien perpétue le souvenir de la première paroisse (emplacement précis non retrouvé). L'église castrale, d'abord dédiée à sainte Marie, fut ensuite (lors d'une reconstruction ?) dédicacée Sainte-Madeleine (avant 1442). Initialement, le territoire de la Môle était trois fois plus étendu qu'aujourd'hui. La chartreuse de la Verne, fondée vers 1170, lui en prit les deux tiers grâce aux donations répétées des coseigneurs de la Môle, parents de ceux de Signes qui avaient fondé et doté la chartreuse de Montrieux. Le déclin rapide de la communauté, privée de la majeure partie de ses ressources, se traduit par sa chute démographique : en 1235, le comte taxait à la Môle 200 feux de cavalcade ; en 1252, 90 feux d'albergue ; en 1308, 48 feux de queste, en 1315-1316, 19 feux de queste. L'abandon définitif eut lieu avant 1400. Pendant 3 siècles, le territoire resta désert, exploité sur ses marges par quelques paysans de Cogolin et de Bormes, parcouru par les bergers, les chasseurs et les bûcherons. Vers la fin du 17e siècle, quelques bastides s'éparpillèrent dans la vallée. Le village actuel date de la première moitié du 19e siècle. La construction de l'église paroissiale en 1869-1870 a entraîné l'abandon de Sainte-Madeleine. Le village a été partiellement fouillé par Henri Ribot autour de 1980.
Description de l'édifice
Matériaux du gros-œuvre
schiste ; moellon ; pierre sèche
Commentaire descriptif de l'édifice
Piton isolé ; altitude : 268 m ; 3000 m2. Au sommet, plateforme d'environ 1700 m², suspendue au sud sur une falaire, défendue au nord par un mur d'enceinte, un fossé et un avant-mur ; une rue en arc de cercle distribue une trentaine de bâtiments de 20 à 25 m², parmi lesquels rien, dans l'état actuel, ne permet de distinguer le château. Légèrement en contrebas vers l'est, l'église Sainte-Madeleine, qui a donné son nom au site, est un petit édifice à nef unique et chevet plat, fortement remanié à l'époque moderne ; seule la base des murs, parementée en grand appareil de basalte avec des chaînes d'angle à bossages, peut être considérée comme médiévale (13e siècle ?). Sous la plateforme, sur la pente, ruines du village ouvert ; les maisons fouillées sont beaucoup plus grandes que celles de la partie fortifiée (40 à 70 m²). Matériel : un seul tesson de céramique grise, grande abondance de majoliques archaïques et une monnaie du 3e tiers du 14e siècle.
Commentaire d'usage régional
type roque
État de conservation
vestiges
Date de l'enquête ou du récolement
2002
Statut juridique, intérêt, protection et label
Intérêt de l'édifice
site archéologique
Statut juridique
Statut juridique du propriétaire
propriété privée (?)
Références documentaires
Cadre de l'étude
Typologie du dossier
dossier individuel
Date de rédaction de la notice
2002
Mentions légales
© Inventaire général, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Sources complémentaires
Adresse de conservation et consultation du dossier
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Direction Culture et Patrimoine - Service de l'Inventaire général du patrimoine culturel£Grand Horizon, 11-13 boulevard de Dunkerque, 13002 Marseille - 04 88 10 76 66

Référence de la notice
IA83001289
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
30 octobre 2007
Date de dernière modification de la notice
26 septembre 2011
Rédacteur de la notice
Sauze Elisabeth
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