Description historique
Sur le site de l'IGN "remonter le temps", le hameau apparaît dans son intégralité jusqu'en 1979. En 1982 tous les baraquements ont été détruits sauf deux situés à l'entrée sud du hameau qui correspondent peut-être aux bâtiments techniques du chantier de forestage de l'ONF (garage, remise ou logements destinés aux encadrants). Il est identifié comme "hameau forestier" sur les cartes et plan cadastral. Les travaux de construction du hameau débutent en 1963. Il est prévu d'y accueillir 2 groupes de Harkis soit près de 300 personnes dont le personnel Eaux et Forêts, de l’Education Nationale et du Ministère des Rapatriés chargé de l’encadrement et de l’organisation du hameau (décembre 1963). En août 1963, le terrassement est en cours, la construction de 12 bâtiments de type A et d'un A bis par l'entreprise Lécorché Frères (Moyenmoutiers, Vosges) devrait commencer sous peu. L’appel d'offre pour les travaux de VRD est lancé. Un marché est passé avec l’entreprise toulonnaise Degreane pour l’électrification du site en octobre 1963. En janvier 1964, la construction d'une station d'épuration est en projet. Le hameau baptisé Yves Pérony est inauguré en février 1964 en présence de M. Pérony, du Ministère des Rapatriés et de M. Berthet Préfet du Var et nombreux chefs de service ayant contribué à la réalisation du hameau (Eaux et Forêts, Education Nationale, P.T.T., Génie Rural). En mars 1964, la commune acquiert 2 terrains sur la même parcelle pour créer une zone de protection contre les incendies. Parallèlement, début 1964, 2 classes destinées aux enfants doivent être créées par les fonds spéciaux du Ministère des Rapatriés. Monsieur Bretin, inspecteur départemental des chantiers de forestage du Var, gère les échanges avec les administrations de l’Etat et du département. Il fait amener le matériel nécessaire (pôele à mazout, mobilier) au fonctionnement des 2 classes. Un instructeur est désigné par l’Académie. En avril, la commune demande l’aide financière à 100% pour la réfection de 2 classes dans l’école des garçons. Les 120 enfants nécessitent l’ouverture de 4 classes : deux salles préfabriquées et l’aménagement du rez-de-chaussée de l’école de garçons par l’architecte Marius Bonanny de Toulon. Une demande de financement pour la mise en place d'un transport scolaire entre le hameau et l'école est faite en décembre 1964. L'inspecteur départemental des chantiers forestiers informe le Conseil municipal de la possibilité de construire un bâtiment complémentaire de 3 logement de 4 pièces dans le but de "desserer" les familles logées à l'étroit en juin 1966 et en avril 1971, projet non mené à terme. Dès 1965 la commune signale à l'ingénieur du Génie Rural des problèmes sur le bassin d'alimentation en eau et sollicite des réparations. En 1970 un conseiller municipal demande de nouveau la réparation du dit bassin et la mise en place d'un système de stérilisation de l'eau impropre à la consommation. En 1971 les problèmes d'entretien du bassin d'eau du hameau (stérilisation d'eau, clôture autour de celui-ci) ne sont pas réglés ; l'entretien des rues et l'évacuation des eaux usées posent également problèmes. Le bail du terrain, signé initialement en 1963, est renouvelé pour 3, 6 ou 9 ans pour un loyer annuel de 1000F pour le Ministère du travail, de l'Emploi et de la Population. Dès 1975 la résorption du hameau s'amorce et le relogement des 32 familles soit 238 personnes qui vivent au hameau est à l'ordre du jour.Les familles ont été relogées dans les années 1980 dans des logements HLM (pavillons individuels) au Vallon Gautier à Gonfaron. Une stèle des Harkis du Var est inaugurée le 24 septembre 2011 (ou 2017) route de Flassans à proximité du cimetière. Une seconde stèle commémorative de L'ONAC-VG, dévoilée le 12 mai 2018, se trouve sur la route qui mène au lotissement. En mai 2018, une plaque portant l'inscription "Route des Harkis" est implantée au col des Fourches en hommage au travail des Harkis de Gonfaron sur leur premier chantier effectué dans la forêt des Maures (débroussaillage et de création de pistes). Sur le site de l’ancien hameau il ne subsiste que des traces de dalles en béton où étaient implantés les baraquements (3 logements par lot) ; le terrain a été racheté par un particulier pour y construire des maisons individuelles.