Commentaire descriptif de l'édifice
La coopérative est à l'origine un bâtiment en forme de croix latine irrégulière ; puis viennent s'y greffer à l'arrière une unité de stockage équivalente à celle qui existait, une petite aile à droite qui régularise la silhouette, de nouveaux chais à gauche sur toute la longueur avec un bâtiment étroit et enfin à droite un hangar ouvert. Le pont bascule est un édicule construit en avant de la coopérative. La partie frontale est conçue comme un vaste avant-corps en deux parties : la première comprend l'espace d'accueil au rez-de-chaussée couvert d'une terrasse servant au logement situé dans la partie arrière à l'étage ; le second accueille la machinerie. Une petite aile basse à gauche sert de bureaux, celle de droite postérieure étant un garage. L'élevation principale sur la route présente trois niveaux : au rez-de-chaussée, l'espace d'accueil est ouvert par deux portes centrales plein-cintre et deux portes latérales plus petites, rectangulaires. Elles sont surmontées d'un large auvent puis de la rambarde à balustres de la terrasse. Sur les côtés, deux ailes, petits bâtiments bas de deux ou trois travées, qui entouraient le bâtiment en retour d'aile, à l'origine semble-t-il couverts en terrasse bordée de la même balustrade (aujourd'hui simple avancée du toit). A l'arrière, l'appartement comporte quatre travées, les deux baies centrales rectangulaires et les deux baies latérales plein-cintre et plus petites ; deux fenestrons de part et d'autres sont surmontés d'un petit auvent en tuiles creuses sur deux consoles, qui se continue sur les deux façades latérales. Le mur pignon s'achève en fronton courbe en chapeau de gendarme couvert d'un rang de tuiles creuses sur lequel sont inscrits une date, 1925 et CAVAILLON / COOPERATIVE AGRICOLE. A l'arrière encore, le vaste pignon des bâtiments de stockage, portant en couronnement une sorte d'entablement rectangulaire (décoré d'une frise de petites tables saillantes carrés? aujourd'hui peintes en blanc) ; sur les côtés trois meutrières jumelées profondément ébrasées. Les adjonctions latérales successives ont détruit l'équilibre originel de la façade : le pignon a été prolongé sur la gauche lors de l'agrandissement de 1952. Les chais sont couverts d'une charpente métallique apparente et de tuiles plates.