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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoinePrésentation de la commune de Cavaillon
Présentation de la commune de Cavaillon

Référence de la notice
IA84000600
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
27 août 2003
Date de dernière modification de la notice
13 février 2023
Rédacteur de la notice
Négrel Geneviève ; Marciano Florence ; Bonan Aurélie ; Poulin Yvan
Mentions légales
(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
Présentation de la commune de Cavaillon
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Provence-Alpes-Côte d'Azur ; Vaucluse (84) ; Cavaillon
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Cavaillon
Historique de l'édifice
Description historique
La commune de Cavaillon occupe une plaine alluviale riche, presque entièrement cultivable, anciennement mise en valeur par un réseau dense de canaux d'irrigation depuis le 13e siècle. Au milieu du 14e siècle, le terroir de Cavaillon possède 74% de terres labourables, 13% de vignes, avec des prés en petit nombre. Le 16e siècle a vu l'acclimatation de nouvelles cultures : melon et mûriers. Au début du 18e siècle, l'extension maximale des cultures était atteinte. Ces cultures seront favorisées par l'aménagement du canal du Cabedan en 1765 et dès la fin du 18e siècle, les produits sont commercialisés à l'échelle régionale. D'autres aménagements hydrauliques au 19e siècle permettent de passer de la culture vivrière à la culture intensive : fruits et légumes, vin, garance ; l'élevage des vers à soie est à son apogée sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. La propriété est alors structurée en petites exploitations et les propriétaires sont de petits paysans. En 1862, le canton de Cavaillon détenait le record pour le département de Vaucluse du revenu à l'hectare cultivé. Cette agriculture moderne et dynamique résistera bien aux crises de la fin du 19e siècle car les activités qui disparaissent (garance, sériculture) sont remplacés par les produits qui restent sa vocation, le maraîchage, encore activé par les infrastructures nouvelles qui permettent de nouveaux débouchés : en 1868, voie ferrée Avignon-Salon, de 1875 à 1920 aménagement du canal de Cavaillon. Le vin et le raisin de table se développent également. Vers 1900 les exploitations ont une moyenne de 1 à 5 hectares et on note une tendance à la concentration de la propriété. Entre les deux guerres, l'immigration et la motorisation des transports permettent une hausse de la productivité. Après guerre, disparition de la production viticole. Aujourd'hui, la pomme est quasiment devenue la monoculture de la région. Cavaillon est touché de plein fouet par la crise qui touche l'ensemble de l'agriculture française et seuls quelques moyens et gros producteurs qui ont pu diversifier les variétés et installer des chaufferies permettant le mûrissement artificiel des fruits résistent encore.