Ferme
Marcairie
Fermes : marcairies royales
Grand Est ; Vosges (88) ; Saint-Maurice-sur-Moselle
Anciennement région de : Lorraine
Vosges
Thillot (Le)
Ballon de Servance ; Rouge-Gazon ; Jumenterie
En écart ; bâti isolé
4e quart 18e siècle
1787 ; 1789
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En 1787, Navière, ingénieur des bâtiments et usines des domaines du roi, propose les plans et fait construire trois marcairies modèles sur les chaumes de l'extrémité sud-est de la Lorraine. Ces bâtiments sont construit sur une même typologie, mais en présente trois déclinaisons, de la simple marcairie du Ballon de Servance, au modèle plus évolué et plus vaste de la Jumenterie. Ce sont les seuls exemples de marcairies construites par les ingénieurs royaux. Les trois bâtiments ont disparu dans la première moitié du 20e siècle.
Moellon ; granite
Bardeau ; tuile
Plan allongé
1 vaisseau ; 1 étage carré
Charpente en bois apparente
Le bâtiment de la Jumenterie est le plus évolué, le plan en U comprend l'habitation au centre et deux étables en retour d'équerre (pour 56 vaches) , il est réalisé en moellon lié à la chaux, sa charpente est couverte de tuiles plates, son logement comprend une cuisine avec cheminée sur piédroits, un "poële", deux "dépôts" et un comble sur toute sa surface. Celui du Rouge-Gazon bien que plan similaire (en H) est de conception plus modeste, le logement ne comporte pas de "poële", les murs sont montés à sec et la toiture est couverte de bardeaux. La marcairie du Ballon de Servance, fait l'objet de la reconstruction la plus modeste. elle est constituée d'un seul corps de bâtiment en longueur qui comprend l'étable (environ 20 vaches) , les "dépôts" et le "poële". Les murs sont construits en moellon monté à sec ou avec de la terre malaxée et les interstices bouchés avec de la mousse. Sa toiture est couverte de bardeaux. Elle possède un grenier uniquement sur les chambres de dépôt et est pourvue d'un foyer demi cylindrique maçonné au sol sans conduit de fumée. Ces trois bâtiments reprennent la disposition usuelle des étables de marcairie avec vaches sur deux rangées, face aux murs longitudinaux, sans râtelier, avec plancher de bois en pente avec canal central. L'écurie et les dépôts sont munis de petites ouvertures, seule la cuisine est dotée d'une croisée vitrée, tous les entourages de baies sont en sapin. Le toit est supporté soit par des pignons maçonnés soit par des fermes avec entrait, poinçons, arbalétriers, aisseliers et jambettes. Lors de la construction, des modifications sont apportées aux plans : les pignons en pierre sont remplacés par des fermes couverte de bardeaux sur lattis de planches, à la Jumenterie, à la demande des marcaires, la cheminée sur jambage est posée sur des corbeaux, (de manière à pouvoir y placer le chaudron à lait sur potence) , les écuries sont couvertes de bardeaux au lieu des tuiles plates. Deux ans après leur construction, l'ingénieur Navière ne peut que constater le désastre : à la Jumenterie, la neige qui a pénétré entre les tuiles, a fait pourrir le plancher des combles, le crépi à la chaux tombe ; à Servance et au Rouge-Gazon les murs s'effondrent, les moellons provenant des chaumes sont de trop petite taille. Les remèdes sont radicaux, Navière établit les devis de reconstruction à la chaux des murs de ces deux dernières, par morceaux, en étayant le toit, leur crépissage et le recouvrement des murs exposés aux intempéries par des bardeaux. A la Jumenterie, les tuiles sont remplacées par des bardeaux sur lattis de planches jointifs.
Détruit
Propriété privée (?)
2005
© Région Lorraine - Inventaire général
2005
Henry Jean-Yves
Dossier individuel
Conseil régional de Lorraine - service régional de l'inventaire général Hôtel Ferraris - 29, rue du Haut Bourgeois 54000 Nancy - 03.83.32.90.63