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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineprésentation de l'étude thématique sur l'architecture rurale des Hautes-Vosges
présentation de l'étude thématique sur l'architecture rurale des Hautes-Vosges

Référence de la notice
IA88001229
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Inventaire
Date de création de la notice
10 août 2006
Date de dernière modification de la notice
21 septembre 2020
Rédacteur de la notice
Jacques Guillaume ; Jean-Yves Henry ; Mireille-Bénédicte Bouvet
Mentions légales
© Région Lorraine - Inventaire général
Désignation de l'édifice
Titre courant
présentation de l'étude thématique sur l'architecture rurale des Hautes-Vosges
Producteur
Inventaire
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Grand Est ; Vosges (88)
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Lorraine
Aire d'étude pour le domaine de l'Inventaire
Vosges
Canton
Vosges
Historique de l'édifice
Description historique
La présence agricole est attestée en Déodatie au second âge du fer (2e siècle avant notre ère) et à l'époque gallo-romaine. Les vagues de christianisation successives à partir du 7e siècle suscitèrent un développement du secteur avec l'implantation des abbayes bénédictines, propriétaires des terres avoisinantes qui furent défrichées. Une première vague de défrichage voit apparaître des "granges" au milieu de prairies de fauche gagnées sur la forêt. A la fin du 16e siècle commença la seconde vague de défrichage qui s'étendit jusqu'au début du 18e siècle et fut marquée par un net recul de la forêt. Ceci explique un habitat rural particulièrement dispersé dans la zone montagne du département des Vosges et une pratique agraire individuelle contrastant fortement avec les usages communautaires attestés ailleurs en Lorraine. Un pourcentage assez significatif du bâti rural peut être daté du 18e siècle avec un pic spécifique pour les années 1720. L'essor démographique se marqua par la construction de fermes à double logis en profondeur, ou par l'agrandissement des logis anciens par une ou plusieurs travées permettant d'abriter des familles supplémentaires. Le retour à une certaine aisance se marqua par la présence d'un décor, par la création de cheminée de type urbain par la pose de lambris de hauteur dans les pièces... L'activité pastorale constituait, et constitue toujours, un volet essentiel de l'activité agricole de la Montagne vosgienne mais la pluri-activité est importante d'où la présence, dès le 18e siècle, d'une pièce-atelier dans les fermes. Au 19e siècle, le paysan pluri actif est ouvrier textile. De grosses fermes virent alors une partie de l'espace d'engrangement remplacée par des logis d'ouvriers, construits en maçonnerie entre les "hommes debout" de la charpente. La pratique est encore attestée en 1942 lors de l'enquête des ATP. La première guerre mondiale toucha durement la région de Saint-Dié et de Gérardmer. Les années 20 furent marquées par d'importantes campagnes de reconstruction qui furent parfois l'occasion d'une modernisation. Si les distributions intérieures et les grandes caractéristiques usuelles de l'architecture rurale de la Montagne restèrent quasi intangibles, les principales innovations résidèrent dans l'emploi de matériaux nouveaux : briques silico-calcaire, poutrelles de métal ou IPN produits par les fonderies de Meurthe-et-Moselle, béton et ciment ... L'opération "architecture rurale de la montagne vosgienne" a été menée de 1993 à 1998 avec la participation financière du département des Vosges. Elle concerna onze cantons limitrophes de la Franche-Comté et de l'Alsace, soit 109 communes. Le corpus de plus de trois milles fermes repérées a donné lieu à une sélection de 303 édifices dont les notices sont versées dans la base Mérimée depuis 2004 et complétées par une enquête spécifique sur l'architecture des "marcairies" (IA88001176 à IA88001178) versée en 2006.