Usine de matériel d'équipement industriel
Usine de matériel d'équipement industriel Page, puis Chaudel-Page, puis Socolest, actuellement usine de mécanique de précision Crelier
Usine de mécanique de précision
Usine de matériel d'équipement industriel Page, puis Chaudel-Page, puis Socolest, actuellement usine de mécanique de précision Crelier
Bourgogne-Franche-Comté ; Territoire de Belfort (90) ; Valdoie ; 5 à 10 avenue Michel Page
Anciennement région de : Franche-Comté
Territoire de Belfort
Valdoie
Michel Page (avenue) 5 à 10
1827 C 140 à 148 ; 1999 BL 157 à 162, 166, 168, 169, 173, 174, 188
En ville
Savoureuse (dérivation de la)
Atelier de fabrication ; salle des machines ; bureau ; conciergerie ; logement patronal
Milieu 19e siècle ; 2e moitié 19e siècle ; 20e siècle
Daté par source ; daté par travaux historiques ; daté par source ; daté par travaux historiques ; daté par source ; daté par travaux historiques
En 1841, Eugène Page, directeur de la forge de Belfort, et son frère Michel, constructeur à la Cie des Forges d'Audincourt (25), achètent le moulin dit Sous le Salbert, auquel ils ajoutent vers 1852 un atelier de construction mécanique et une demeure. La fabrication s'étend des turbines hydrauliques aux cylindres pour minoteries, laminoirs, papeteries et ocreries, en passant par les malaxeurs à poudre, broyeurs de terre pour briqueteries, cuves et pressoirs, chaudières à vapeur, ainsi que le matériel pour forges et fonderies (bancs à étirer ou à tréfiler, balanciers à friction, cisailles, ébarbeuses...). Outre l'agrandissement des ateliers de fabrication dans la seconde moitié du 19e siècle et la construction d'une salle des machines, une conciergerie est édifiée vers 1890. La société Page, associée entre les années 1880 et 1895 à l'usine de tréfilage Charpentier (établie sur la rive gauche de la Savoureuse), est exploitée vers 1900 par Edmond Chaudel-Page, gendre de Michel Page. Quoiqu'agrandie dans la première moitié du 20e siècle, l'usine Chaudel-Page cesse ses activités en 1939. Le site est occupé pendant la Seconde Guerre mondiale par la société Socolest, dont l'usine de Strasbourg est détruite par un bombardement en 1943. Spécialisée dans la fabrication de machines à bois (scies alternatives à lames multiples, déligneuses, tronçonneuses, parqueteuses, défibreuses), la société Socolest fonctionne jusque vers 1985. Achetés par la commune, les bâtiments ont été cédés à deux sociétés, dont l'entreprise Crelier, spécialisée dans l'outillage et l'usinage de précision. Outre la cheminée, le bâtiment du moulin et un atelier de fabrication ont été détruits à une date indéterminée, tandis qu'un atelier a été agrandi au milieu des années 1980. Présence d'une machine à vapeur locomobile de 6 ch en 1860 et d'une machine à vapeur de 10 ch en 1861. 22 personnes en 1857, 66 en 1870, 59 en 1933, 90 en 1961, 105 en 1983, 40 en 2001.
Calcaire ; moellon ; enduit ; béton ; béton armé ; brique ; parpaing de béton
Tuile mécanique ; ciment amiante en couverture ; fer en couverture ; ardoise ; verre en couverture
Rez-de-chaussée surélevé ; 1 étage carré
Shed ; toit à longs pans ; croupe
Énergie hydraulique ; produite sur place ; énergie thermique ; produite sur place ; énergie électrique ; achetée
Les ateliers de fabrication sont en rez-de-chaussée (à l'exception des bureaux qui ont un étage carré), construits en moellon de calcaire enduit et charpente métallique, couverts de toits à longs pans et de sheds, avec tuile mécanique, ciment amiante et fer en couverture. La conciergerie a un étage en surcroît. Le logement patronal, en rez-de-chaussée surélevé et un étage carré, possède un toit à croupe couvert d'ardoises.
Propriété privée
2000
(c) Région Bourgogne-Franche-Comté, Inventaire du patrimoine
2000
Favereaux Raphaël
Dossier individuel