Église paroissiale
Notre-Dame-de-la Voie
Église paroissiale Notre-Dame-de-la Voie
Île-de-France ; Essonne (91) ; Athis-Mons ; 102 avenue Jean-Jaurès
Athis-Mons
Athis-Mons
Athis-Val
Jean-Jaurès (avenue) 102
1987 R2 701, 753
En ville
Presbytère ; portique de jardin
Quartier dit quartier d'Athis-Val reconstruit
IA91000579
3e quart 20e siècle
1954
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La reconstruction de l'église du Val, détruite par le bombardement aérien du 18 avril 1944, est conduite par la Société coopérative immobilière de reconstruction des églises et édifices religieux sinistrés de Seine-et-Oise, " La Renaissance des clochers ", mandataire de l'association diocésaine de Versailles. Elle relève du Plan national, le sinistre s'élevant à plus de 3 millions valeur 1939, soit environ 50 millions en valeur 1950 et fait partie en 1949 du programme de priorité nationale établi par le groupement pour la reconstitution des édifices religieux sinistrés. A titre provisoire, une baraque-chapelle est installée au centre du Val. Le projet de l'architecte Maurice Laurence, architecte agréé par l'évêché de Versailles, qui comprend l'église et le presbytère reliés par un portique, est accepté par le Comité technique de la coopérative de reconstruction immobilière en juillet 1950, et la parcelle 571 de l'îlot 26 attribuée par l'association syndicale de remembrement. Le permis de construire est délivré le 21 avril 51 et le chantier ouvert en juin 51, mais stoppé en juillet en attente de l'accord officiel du MRU sur la nécessité de fondations spéciales. La reconstruction devant se faire sur un terrain complètement labouré par les bombes, l'architecte propose une solution de pieux forés (115 pieux forés de 450 mm de diamètre) pour laquelle l'indemnité de dommages de guerre est majorée d'une somme de 5 millions prise en charge par le MRU. La pierre principale est bénie et scellée le 20 avril 1952, en novembre le bâtiment est hors d'eau et le gros oeuvre (maçonnerie, charpente et couverture) entièrement achevé à la fin décembre 1952. En avril 1953, l'exécution des menuiseries extérieures et des verrières nécessite une ouverture de crédits complémentaires de 10 millions. La déclaration d'achèvement des travaux est déposée le 30 septembre 1954. La nouvelle église Notre-Dame-de-la-Voie, patronne des cheminots, est inaugurée le 1er mai 1954 par l'évêque de Versailles.
Calcaire ; moellon ; béton
Plan allongé
1 vaisseau
Toit à longs pans
La nef mesure 19 m 20 sur 22 m 20, sa hauteur est de 11 m, celle du choeur de 13 m 15. La surélévation du choeur a permis l'installation d'une chapelle souterraine et d'une salle de catéchisme. Les murs de l'église sont en moellons à parement bosselé des carrières de Saint-Maximin (Oise) , ainsi que ceux du presbytère et de la galerie de liaison. Les six colonnes de la nef et les deux piles formant la base du clocher sont en béton armé revêtu de moellons bosselés, les six poteaux de chacune des grandes baies des façades latérales ainsi que les meneaux les divisant sont en béton bouchardé. Le sol du choeur et le podium d'accès sont en béton avec revêtement de granito en marbre concassé blanc. La chapelle provisoire de la Reconstruction subsiste à côté de l'église. La cloche (1900 kg) provient de la fonderie Cornille-Havard de Villedieux-les-Poèles (Manche) , la croix en fer forgé et le coq en cuivre surmontant le clocher de l'entreprise Tisseyre à Paris 15e.
Sculpture (étudiée dans la base Palissy) ; vitrail (étudié dans la base Palissy)
IM91001315 ; IM91001373
Propriété d'une association diocésaine
2001
© Inventaire général
2002
Blanc Brigitte
Sous-dossier