Hôpital
Hôpital militaire
Hôpital Saint-Louis ; Lycée Gerville Réache
Lycée
Hôpital militaire dit Hôpital Saint-Louis, actuellement Lycée Gerville-Réache
Guadeloupe ; Guadeloupe (971) ; Basse-Terre ; 23 rue Amédée Fengarol
Basse-Terre (commune)
Amédée Fengarol (rue) 23
2001 AI 382
En ville
Cour ; portail ; tombeau
1er quart 19e siècle ; 2e quart 19e siècle
3e quart 20e siècle
1965 ; 1966
Daté par travaux historiques
Attribution par travaux historiques
Le gouverneur Charles Houël, en conflit avec les dominicains installés en Guadeloupe depuis les débuts de la colonisation, fait venir les carmes. Il leur fait donation d'une vaste propriété. Il fait construire à ses frais une maison pour quatre religieux avec jardin et verger. Les carmes deviennent les desservants de l'église Notre-Dame du Mont-Carmel qui occupait le côté nord de la place d'armes. Selon le père Labat, leur couvent était situé un peu au-dessous de la place d'armes, derrière une batterie portant leur nom. Il est incendié en 1691 et le père Labat ne décrit que quelques cases. En 1703, les bâtiments sont brûlés par les Anglais. Sur un plan de 1787, la parcelle des carmes s'est réduite ; un bâtiment en maçonnerie a été construit en retrait de la rue. Un aqueduc prenant l'eau à la ravine l'Espérance alimente le couvent. Les carmes quittent la Guadeloupe pendant la Révolution. En 1819, le gouvernement décide de construire un hôpital militaire pouvant accueillir 300 malades afin de remplacer l'hôpital brûlé en 1794 (qui se trouvait à l'emplacement de l'actuelle préfecture). La première pierre est posée le 24 août 1819 et l'édifice est achevé le 10 juillet 1821. La crainte de perdre les fonds de la caisse de réserve de la Guadeloupe avait hâté la décision et le chantier avait été terminé en 2 ans. La construction des 3 corps principaux de l'hôpital, des dépendances et du logement des soeurs hospitalières est achevée en 1820 ; il pouvait accueillir 300 malades. En 1825, le pavillon d'entrée n'est pas encore construit. En 1848, des galeries avec des colonnes en fonte sont ajoutées afin de faciliter la circulation et de protéger le bâtiment du soleil et de la pluie. Le 11 août 1853 une chapelle, construite dans le haut du terrain, est bénie. Suite à l'incendie qui a détruit une partie de l'hôtel du gouvernement en juillet 1905, l'hôpital désaffecté depuis la construction de l'hôpital militaire du Camp-Jacob (Saint-Claude) accueille une partie de l'administration de la colonie jusqu'en 1946. A partir de 1950, il abrite le lycée. En 1965 et en 1966, les architectes Gérard-Michel Corbin et Gilbert Amarias construisent l'internat puis le bloc scientifique. En 1966 un second immeuble de logement est édifié par Corbin.
Pierre ; moellon ; pierre de taille ; enduit partiel
Tôle ondulée
1 étage carré
Toit à longs pans ; croupe
Escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie ; escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
Le bâtiment principal de l'hôpital, le mur d'enceinte avec le portail d'entrée, l'allée en pierre sont conservés. L'aménagement de ce terrain en pente a nécessité la création de terrasses. Les deux pavillons d'entrée se dressent symétriquement de part et d'autre de l'escalier, le mur de clôture courbe est orné de pilastre. Il subsiste dans la cour plantée de manguiers, les vestiges d'un réseau hydraulique avec aqueducs et fontaines. Le bâtiment principal en maçonnerie adopte un plan en U ; il possède 2 niveaux et est bordé par une galerie portée par des colonnes en fonte. A l'origine, l'hôpital était couvert en tuiles qui ont été remplacées par des tôles. Les salles des malades ont été transformées en salles de classes. A l'origine, les chambres des officiers se trouvaient à la jonction des trois corps alors que les soldats étaient logés dans de grandes salles de 40 lits. Les trois escaliers sont placés au milieu de chaque corps. Les dépendances (dépense, cuisine, salles de bain...) étaient adossées au mur de clôture nord et le long de la rue Saint-Ignace se trouvait le logement des soeurs de la Charité, chargées des malades. Des bâtiments supplémentaires en béton et à 5 étages ont été construites autour de l'ancien hôpital pour accueillir des salles de classe et l'internat.
1979/04/06 : inscrit MH partiellement
Façades et toitures des deux bâtiments d'entrée ; escalier et portail d'entrée dans la cour principale (cad. 1979 AI 382) : inscription par arrêté du 15 janvier 1979
Arrêté
Propriété de la région
2002
© Inventaire général ; © commune de Basse-Terre
2002
Desmoulins Marie-Emmanuelle
Dossier individuel
Conseil régional de Guadeloupe - Service chargé de l'Inventaire 22, rue Perrinon 97100 Basse-Terre - 05.90.41.14.49