Quai
Quai Layrle ; quai Lardenoy ; quai Ferdinand de Lesseps ; quai Foullon ; quai Lefebvre
Quai
Quai
Guadeloupe ; Guadeloupe (971) ; Pointe-à-Pitre
Pointe-à-Pitre centre
1986 AI non cadastré ; 1986 AK non cadastré
En ville
Port
IA97100211
1ère moitié 19e siècle ; 2e moitié 19e siècle
2e quart 20e siècle ; milieu 20e siècle
1823 ; 1829 ; 1833
Daté par source
Attribution par source
En 1817, le gouverneur Lardenoy entreprend de restaurer les quais de la ville et confie le projet à l'ingénieur Philibert qui réalise les études et dresse les premiers plans. Les travaux sont adjugés dans un premier temps à un entrepreneur qui s'en désaisi quelques temps plus tard. Ces derniers sont alors divisés en plusieurs lots (de la rue Brissac à la rue d'Arbaud, de la rue d'Arbaud au quai de l'Arsenal et enfin de la rue Brissac à la rue Peynier) et adjugés séparément. En 1820, les premiers travaux touchent les quais Bourbon (Ferdinand-de-Lesseps) et Lardenoy, entre les rues Brissac et d'Arbaud. Ils s'achèvent en 1823. En 1826, Philibert réalise l'état estimatif du second tronçon entre la rue d'Arbaud et le quai de l'Arsenal. L'entreprise est réalisé par l'entrepreneur Pouzols qui achève les travaux à la fin de l'année 1829. En 1830, la construction du troisième tronçon, entre la rue Brissac et la rue Peynier, est engagée par l'entrepreneur Dournaux Duclos. Ces travaux, pourtant moins importants que les précédents, sont livrés en 1833. Pendant la seconde moitié du 19e siècle, plusieurs projets de réfection des murs de quais sont réalisés, sans engagement des travaux. En 1909, la Compagnie générale transatlantique obtient la concession de l'ancien quai de l'Hôpital, jamais aménagé, et fait construire, à ses frais, des quais et des docks pour l'accostage de ses paquebots. Après la première guerre mondiale, plusieurs autres projets sont réalisés jusqu'au cyclone de 1928 qui endommage les quais. En 1931, un programme de réfection et d'équipement des quais est arrêté. 455 mètres de murs de quai (quais n°1, 2 et 3) en eau profonde (9 mètres) sont réalisés ce qui permet l'amarrage simultané de trois navires. Entre 1952 et 1956, le quai n°3 est prolongé de 152 m. et un nouveau quai (n°4) est construit sur 91 m.
Maçonnerie ; béton
Les travaux de restauration des quais entrepris sous la restauration ont duré près de dix ans en raison du système retenu qui s'avérait délicat du fait du caractère mouvant des sols. Il fallait dans un premier temps déblayer les terres, puis les niveler avant d'établir les fondations des rampes et des escaliers. Celles-ci étaient constituées de pieux enfoncés dans la vase, reliés par un grillage retenu par un système de longrines et de traversines sur lesquels reposait la maçonnerie des murs des quais et de soutènement des escaliers dont le parement était en partie en pierre de taille. Lors de la seconde tranche, entre la rue d'Arbaud et le quai de l'Arsenal, le mode de construction dut être modifié. Cette partie des quais, autour de la Darse, avait été gagnée sur la mer ce qui rendait le remblai des fondations moins stables. Avant toute opération, il fallut stabiliser le terrain qui, une fois affermi, put recevoir le revêtement définitif des quais. Les murs de quai reconstruits à partir de 1931 étaient de type Christiani et Nielsen (entreprise de travaux maritimes) dont le modèle était parfaitement adapté aux fonds vaseux. L'ouvrage est constitué de palplanches et de pieux en béton armé supportant une superstructure en béton armé et un mur vertical de 2, 50 m. Un remblai en pierre calcaire et en tuf forme le terre-plein de deux hectares.
2005
© Inventaire général
2005
Kissoun Bruno
Sous-dossier
Conseil régional de Guadeloupe - Service chargé de l'Inventaire 22, rue Perrinon 97100 Basse-Terre - 05.90.41.14.49