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Plateforme ouverte du patrimoine

Port

Désignation

Dénomination de l'édifice

Port

Titre courant

Port

Localisation

Localisation

Guadeloupe ; Guadeloupe (971) ; Pointe-à-Pitre

Aire d'étude pour le domaine Inventaire

Pointe-à-Pitre centre

Références cadastrales

1986 AI non cadastré ; 1986 AK non cadastré

Milieu d'implantation pour le domaine Inventaire

En ville

Partie constituante non étudiée

Douane ; marché ; hôtel ; édifice commercial ; portail

Historique

Siècle de la campagne principale de construction

2e moitié 18e siècle

Siècle de campagne secondaire de consctruction

19e siècle ; 20e siècle

Commentaires concernant l'attribution de l'édifice

Attribution par source

Description historique

Le port de Pointe-à-Pitre est le principal port de la Guadeloupe. Ses avantages, nautiques et géographiques, avaient séduit les administrateurs royaux dès la fin du 17e siècle. Il s'agissait en effet d'un excellent mouillage où les navires pouvaient relâcher lors de la mauvaise saison, l'hivernage. L'aménagement du port commença dès le 18e siècle, peu de temps après la fondation de la ville, avec la construction des premiers quais : de simples jetées en bois. En 1829, un carénage est implanté entre Darboussier et la pointe Fouillole. Durant la première moitié du 19e siècle, plusieurs projets visant à canaliser la rivière Salée ou à curer le port sont envisagés, sans succès. Finalement, en 1858, une campagne de dragage est lancée. Elle conduira à l'enlèvement de 80 000 m3 de vases. En 1862, un parc à charbon est implanté sur la pointe Fouillole où sont déjà implantés les ateliers des Ponts et Chaussées (hangar de maintenance). A partir de 1862, une nouvelle campagne de curage du port est lancée sous la conduite de l'ingénieur Jules Flachat. A la fin du 19e siècle, le port connaît une intense activité avec le trafic commercial et passager de la Compagnie générale transatlantique qui obtient, en 1909, la concession d'une partie des quais. A partir de 1887, une série de grands travaux est projetée, travaux d'autant plus nécessaires qu'ils sont susceptibles de faire profiter à la ville du mouvement maritime qu'allait engendrer le percement de l'isthme de Panama. En 1879, la construction d'un phare sur l'îlet du Gosier et, à partir de 1893, la mise en place du balisage lumineux permettent d'améliorer la signalisation des approches de la passe. Après la première guerre mondiale, de nouveaux projets d'amélioration voient le jour, sans qu'ils ne soient réalisés, reconnus hors de proportion avec les nécessités et les ressources de la colonie. Seuls quelques travaux d'approfondissement de la rade sont exécutés. Le cyclone de 1928 ayant détruit une partie des équipements du port, un nouveau projet d'amélioration est réalisé sous la direction de l'ingénieur Rieus. Les aménagements doivent comprendre la construction de nouveaux murs de quai, l'agencement du terre-plein autour d'artères de circulation et la construction de nouveaux équipements : bâtiment du port, douane, office de tourisme, réservoir d'eau, magasins, hangars... Financés sur fonds d'emprunts, les travaux sont réalisés de 1931 à 1936. 455 mètres de murs de quai sont construits tout comme 3 hangars à charpente métallique, un château d'eau, une capitainerie et un édifice abritant la douane et l'office du tourisme sur le terre-pleins de deux hectares. Une partie de ces travaux sont confiés à Ali Tur. En 1948, le port est doté de 3 nouveaux hangars. Entre 1952 et 1956, un programme d'extension est établi. Le quai n°3 est prolongé de 152 m. et un nouveau quai (n°4) est construit sur 91 m. Parallèlement, les profondeurs sont améliorées par une campagne de dragages (400 000 m3) et le redressement du chenal d'entrée, qui présentait un coude trop prononcé, est réalisé. En 1959, la gare maritime, au droit du quai n°2, est inauguré. En 1965, un nouveau programme d'extension et d'amélioration du port est arrêté avec, entre autres, la construction d'un port industriel à Jarry (commune de Baie-Mahault) et d'un port de pêche à Lauricisque. Après le transfert des activités portuaires à Jarry, Pointe-à-Pitre ne conserve que la trafic passager. Vers 1975, un port de plaisance est implanté au Bas-du-Fort. Le port de Pointe-à-Pitre est aujourd'hui géré par le Port autonome de la Guadeloupe.

Description

Commentaire descriptif de l'édifice

Le port de Pointe-Pitre se situe au fond de la baie du Petit Cul-de-Sac marin. Protégé par des récifs coralliens d'où émergent les îlets à Cochons, Boissard, la Chasse et Feuille, il s'étend du Bas-du-Fort (port de plaisance) , au sud-est, au port de pêche de Lauricisque au nord-ouest. L'entrée et la sortie du port s'effectuent par une unique passe, relativement étroite. Le port dispose aujourd'hui d'une autre sortie au nord, à travers la rivière Salée, bras de mer qui sépare la Guadeloupe proprement dite de la Grande-Terre, et le Grand Cul-de-Sac marin. Ce passage est empruntée uniquement par les navires de plaisances. Les installations du centre ville sont formées par la Darse et les quais. La Darse forme un petit bassin ouverte sur la place de la Victoire. Ailleurs, les quais qui ceinturent la ville au sud et à l'ouest sont réservés à l'activité passager (liaisons inter-îles) et touristique (port de croisière). Divers édifices, situés le long des quais, abritent les services participant à la gestion de ce port : bureaux du Port autonome, capitainerie, bureaux des douanes, hangars.

Protection et label

Référence aux objets conservés

IM97100064

Statut juridique

Statut juridique du propriétaire

Propriété d'un établissement public

Références documentaires

Date de l'enquête ou du dernier récolement

2001

Date de rédaction de la notice

2001

Noms des rédacteurs de la notice et du dossier

Kissoun Bruno

Cadre de l'étude

Typologie du dossier

Dossier avec sous-dossier

Adresse du dossier Inventaire

Conseil régional de Guadeloupe - Service chargé de l'Inventaire 22, rue Perrinon 97100 Basse-Terre - 05.90.41.14.49