Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineAncien Doyenné
Ancien Doyenné

Référence de la notice
PA00083727
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
11 juin 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ancien Doyenné
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
presbytère
Qualité des personnes pour qui l'édifice a été construit ou transformé
de doyen
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Nouvelle-Aquitaine ; Gironde (33) ; Saint-Emilion
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Aquitaine
Références cadastrales
C 758, 745, 746, 759
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Vers l'an 733, l'ermite Emilian, venu de Bretagne, rassembla autour de lui un nombre de disciples qui vécurent sous la règle de Saint-Augustin et creusèrent une église monolithe. A la fin du 9e siècle, les Normands ravagèrent ce premier monastère. En 1080, il est aux mains d'un laïc, Olivier, vicomte de Castillon. L'archevêque de Bordeaux engagea ce dernier à abandonner ses droits sur l'église et établit en ce lieu des chanoines qui devaient vivre cloîtrés. En 1110, les moines sont mis sous la règle de Saint-Benoît. L'église monolithe fut abandonnée et une première chapelle construite sur le haut du plateau. Au 12e siècle, les moines édifièrent une église et des cloîtres, ainsi que des bâtiments conventuels comprenant magasins, celliers, salles d'hôtes, réfectoire, dortoir, cellules, le tout formant le doyenné. De cet important ensemble, seules les ailes sud et ouest sont les plus visibles, l'aile Est étant englobée dans des constructions récentes. Au 15e siècle, le bâtiment fut remonté et percé en façade de fenêtres à meneaux et à frontons triangulaires. Le bâtiment qui servait autrefois au logis de l'abbé, a été entièrement reconstruit au 18e siècle. A l'intérieur, escalier en pierre dont la rampe en fer forgé date de 1744. Une porte à arc trilobé faisait communiquer le cloître et le réfectoire. Le mur Est contigü à la salle capitulaire présente des baies et portes romanes ouvrant sur cette salle. A son extrémité nord, une porte à fronton triangulaire encadrant un arc trilobé donnait accès à la collégiale. Le mur ouest séparait le cloître du logis de l'abbé.