Église
Eglise
Île-de-France ; Yvelines (78) ; Davron
2021 B 91
12e siècle
La chapelle du château de Davron est à l'origine de l'église. Elle a été donnée entre 1117 et 1130 par le seigneur du lieu, Nivard de Poissy, à l'abbaye bénédictine Notre-Dame de Josaphat, située à Lèves, près de Chartres, pour y fonder un prieuré. Le portail occidental a sans doute été construit peu après. Il appartient à la famille des portails romans ébrasés à colonnes et voussure à ressauts, courants dans la 1ère moitié du XIIe siècle. La nef unique, couverte d'une fausse-voûte lambrissée en plein-cintre, peut être datée de la première moitié XVIe siècle, par l'observation de ses maçonneries et des parties apparentes de sa charpente, et par la mise en perspective de l'histoire du vitrail remonté dans la baie occidentale. Le chœur, voûté d'ogives et terminé par une abside circulaire, a été reconstruit dans les années 1630, par le surintendant des finances de Louis XIII Claude de Bullion, acquéreur de la seigneurie et du château voisins de Wideville en 1630, qui y a apposé ses armoiries. Rare exemple de construction religieuse rurale en Île-de-France à l'âge classique, il témoigne de la persistance de la tradition gothique jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Claude de Bullion a également très probablement fait construire la tour-clocher qui s'élève sur trois niveaux et ponctue fortement la façade la plus visible, au sud. Les chapelles formant faux-transept, qui sont d'une grande modestie architecturale, sont plus difficiles à dater. La chapelle sud a été construite dans la 2de moitié du XVIIe ou au XVIIIe s. La chapelle nord a été édifiée à une période indéterminée, puis remaniée plusieurs fois. Elles ont été voûtées sans doute au XIXe s.
Moellons de calcaire ; pierre de taille
Tuiles plates, remplacées en 1903 par des ardoises
Plan allongé
Fausse voûte lambrissée en plein-cintre (nef) ; voûtes d'ogives (choeur)
L’édifice présente un plan relativement simple avec une nef unique couverte d’une fausse-voûte lambrissée en plein-cintre ; un chœur voûté d’ogives à deux travées droites et abside circulaire, dont les arcs retombent sur des pilastres et, dans les angles nord-ouest et sud-ouest, sur des culots sculptés ; deux chapelles latérales formant faux-transept, s’ouvrant sur la première travée du chœur, et couvertes de voûtes d’ogives. La tour-clocher, qui s’élève sur trois niveaux et est pourvue d’une toiture en pavillon, prend place au sud dans l’angle formé par la dernière travée de la nef et la chapelle. Son rez-de-chaussée, voûté d’arêtes, abrite la sacristie. Son premier étage est desservi par un escalier en vis hors-œuvre inscrit dans une tourelle.
Inscrit MH
2021/11/24 : inscrit MH
L'église Sainte-Madeleine, en totalité, située place de l’Église, sur la parcelle n° 91, figurant au cadastre section B, comme délimité par un liseré rouge sur le plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 24 novembre 2021
Arrêté
PM78001603 ; PM78001604 ; PM78001608 ; PM78001606 ; PM78001605 ; PM78001607
A signaler
L'arrêté du 24 novembre 2021 se substitue à l'arrêté d'inscription du 19 juillet 1926 : façade occidentale de l'église
Propriété de la commune
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des édifices protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
1992
Dossier de protection