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Porte Mordelaise


Référence de la notice
PA00090753
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
24 août 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Porte Mordelaise
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
porte de ville
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bretagne ; Ille-et-Vilaine (35) ; Rennes ; 3, 8 rue des Portes-Mordelaises
Adresse de l'édifice
Portes-Mordelaises (rue des) 3, 8
Références cadastrales
1997 AC 50, 51
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1440
Description historique
Les portes défendaient l'ancien rempart de la ville. Deux tours subsistent, en granit, avec les traces de défense et de pont levis. Des mâchicoulis les surmontent. A l'intérieur, les salles subsistent également. La Porte Mordelaise a été reconstruite sur ses anciennes bases vers 1440 ; une porte d'époque romaine devait exister à cet emplacement. Elle se nommait également Porte Royale car les ducs de Bretagne et les évêques de Rennes y faisaient leur entrée dans la ville. Jusqu'à la fin du 16e siècle, elle servit de demeure au gouverneur. C'est là également que se trouvait la Garde-Robe de la ville, à savoir le magasin des objets, et principalement de l'artillerie, lui appartenant. Les bourgeois y tinrent souvent leurs réunions avant de posséder une maison en ville. La chambre des comptes s'y réunit aussi au 15e siècle. Après avoir été fermée pendant les guerres de la Ligue, elle fut donnée à bail par le gouverneur à des particuliers. En 1793, elle reçut le nom de Porte Marat et servit de prison. ££Belle porte complète du 15e siècle, elle se compose d'une grande et d'une petite porte flanquées de deux grosses tours. La façade est en granit. La porte est légèrement ogivale. Autrefois, de larges douves et un pont levis la précédaient. Au-dessus de la grande porte se trouve une petite niche rectangulaire surmontée d'une pierre sculptée mutilée. Elle figure deux lions affrontés soutenant une lance à laquelle sont attachés à droite une bannière carrée, à gauche un guidon à deux pointes. La courtine est couronnée d'une rangée de mâchicoulis à trois ressauts ornés d'arcs trilobés. Un couloir autrefois voûté (voûte démolie en 1774) traverse la courtine et forme le passage. Son mur ouest présente une grande ogive et son mur Est une porte en anse de panier qui conduit à un escalier.