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Eglise Saint-Prix






Référence de la notice
PA00091890
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
26 août 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Eglise Saint-Prix
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Auvergne-Rhône-Alpes ; Puy-de-Dôme (63) ; Bertignat
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Auvergne
Références cadastrales
A 1701, 2308
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
La cure de Bertignat était investie, avant 1789, de l'archiprêtée du Livradois qui comprenait l'abbaye de la Chaise-Dieu, les monastères de Blorat et Chaumont, vingt-sept prieurés, cinquante cinq cures ou vicairies, deux hôpitaux, huit chapelles, une maladrerie et plusieurs oratoires. Cette église présente un plan orienté comprenant un massif occidental à une travée surmontée d'un clocher, une nef à deux travées s'ouvrant sur des bas-côtés, et un choeur à une travée à laquelle fait suite une abside polygonale à cinq pans. L'ensemble est voûté d'ogives, avec doubleaux jumelés. Remplages flamboyants. £Les fonds baptismaux se composent d'une niche abritant deux cuves circulaires, abritée sous un arc surbaissé reçu sur des montants. Une feuillure est creusée dans le cadre pour recevoir les deux portes du placard. Le long des montants font saillie des colonnettes engagées, à spires, posées à hauteur des cuves, sur des bases polygonales hissées sur des socles dont les angles présentent de petits motifs prismatiques. Ces colonnettes sont surmontées, au niveau de l'arc de la niche, d'un pan incliné sur lequel est sculpté en bas-relief un écu à gauche, un masque humain à droite. Au-dessus s'élève un pinacle à crochets. L'arc de la niche est surmonté d'un boudin en accolade au-dessus duquel sont sculptés de larges feuillages découpés, de part et d'autre de la pointe de cette accolade, qu'un court élément prismatique sépare de la large base polygonale.£La croix conservée dans la chapelle sud a dû être longuement exposée à l'extérieur d'après l'usure du granit. Montant à base renflée et bras cylindriques décorés de boutons arrondis. Les extrémités sont décorées d'un large bouton chargeant la tranche, d'où rayonnent quatre fleurons épanouis. Sur une face le Christ crucifié présente une tête au visage barbu, penchée sur la droite, encadrée de longs cheveux retombant sur les épaules. Sur la partie supérieure, une banderolle est posée en biais, portant en caractères gothiques l'inscription INRI. Sur la face opposée, une Vierge à l'Enfant.£Cet édifice est un bon exemple de gothique auvergnat. Restauré en 1835.