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POP | Plateforme ouverte du patrimoineEglise Saint-Antoine
Eglise Saint-Antoine






Référence de la notice
PA00094908
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
30 août 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Eglise Saint-Antoine
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Gers (32) ; Saint-Antoine
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Midi-Pyrénées
Références cadastrales
AB 48
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
L'ordre des Antonins fut fondé en 1090 et se répandit dans le midi de la France. Au début du 12e siècle, la maison-mère fonda une commanderie à Toulouse, qui à son tour rayonna dans le Languedoc. Une des premières annexes de cette commanderie semble être Saint-Antoine, situé sur la route reliant Lectoure à Agen. Un hôpital y fut établi. En 1204, suite à un don, l'ordre devint propriétaire du terrain et reconstruisit son église. Aux formes romanes de la porte d'entrée succèdent les formes ogivales. En 1777, l'institution fut supprimée par Pie VI et les biens donnés aux chevaliers de Malte. En 1785, les religieux quittèrent la commanderie. Pendant la Révolution, les biens devinrent nationaux et furent rachetés par les habitants. L'intérêt de la porte protégée, d'un type très rare, et peut-être unique dans le Gers, réside dans la forme polylobée du tympan. Cette forme s'explique peut-être par la proximité d'une ancienne route vers Compostelle, tout près d'un pont où passaient les pèlerins allant en Espagne, ou en revenant. L'église elle-même a été très remaniée. L'abside a été reconstruite au 18e siècle et l'intérieur refait au 19e.