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Immeuble dit Maison Muratet






Référence de la notice
PA00095870
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
30 août 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Immeuble dit Maison Muratet
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
immeuble
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Tarn-et-Garonne (82) ; Saint-Antonin-Noble-Val
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Midi-Pyrénées
Références cadastrales
AC 465
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Cette maison est un intéressant exemple de construction civile médiévale. Bâtie en partie au 13e siècle, puis agrandie au 15e, la maison est aujourd'hui constituée de plusieurs corps de bâtiments d'époques différentes. Des dégagements récents ont permis de retrouver l'unité architecturale du corps le plus ancien qui constituait sans doute une maison indépendante datable de la première moitié du 13e siècle. Cette maison trapézoïdale, à deux étages, couverte d'un toit à deux versants, présente une façade sur rue qui, malgré les remaniements du 19e siècle, conserve son appareil de pierre de taille et tous les éléments susceptibles de recomposer son ordonnance d'origine : trois niveaux limités par des cordons moulurés saillants au niveau des appuis (le premier cordon reposait sur une série de modillons sculptés) ; une série d'arcades au premier niveau (boutiques du rez-de-chaussée) ; deux niveaux de quatre fenêtres géminées en arc brisé, reliées entre elles par des cordons d'imposte. A la fin du 15e siècle, les arcades brisées du rez-de-chaussée furent remplacées par des arcades segmentaires et une porte avec linteau décoré d'une archivolte en accolade. La plupart des fenêtres géminées furent transformées en croisées. L'élévation sur cour a été remontée en moellons à la fin du 15e siècle. Le premier étage était composé de deux pièces séparées par une cloison en pan de bois et torchis, appuyée contre un pilier central maçonné. Cette cloison a conservé d'importants vestiges d'un décor de peintures murales représentant des griffons dans des médaillons entrelacés et une frise supérieure de chevaliers armoriés. Ce décor peut être daté de la première moitié du 13e siècle. Il existe également quelques traces d'aménagements intérieurs de la fin du Moyen Age et du 17e siècle. L'escalier à vis portant noyau fut construit dans une cage ovoïde en demi hors-oeuvre sur la façade latérale, à l'origine sur rue. Grâce à sa porte d'entrée en arc brisé et à différentes ouvertures, sa construction peut être située à la fin du 14e ou au début du 15e siècle. Il peut être considéré comme l'un des premiers exemples d'escaliers à vis qui remplacèrent progressivement à Saint-Antonin les anciens escaliers droits en bois ou en pierre.