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de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineAncien couvent des Minimes
Ancien couvent des Minimes





Référence de la notice
PA00098840
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
14 septembre 1993
Date de dernière modification de la notice
28 novembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Ancien couvent des Minimes
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
couvent
Qualité des personnes pour qui l'édifice a été construit ou transformé
de minimes
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Centre-Val de Loire ; Loiret (45) ; Orléans ; 6 rue d'Illiers ; rue des Minimes
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Centre
Adresse de l'édifice
Illiers (rue d') 6 ; Minimes (rue des)
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1613 ; 1625
Description historique
Le père P. Cotton, confesseur de Henri IV, détermina le roi à délivrer, en 1609, des lettres patentes par lesquelles il autorisait, à Orléans, l'établissement d'un collège sous la direction des Minimes. Les autorisations furent données en 1613. L'édifice a été construit dans le style adopté par les Jésuites au 17e siècle. L'ogive surbaissée et le plein cintre sont employés indifféremment. Il fut prospère pendant plus d'un siècle mais, vers 1786, il n'était plus occupé que par quelques religieux. Les bâtiments servirent ensuite de caserne, de tribunal exceptionnel pendant la Révolution et finalement d'archives départementales en 1940. Au cours de la Seconde guerre mondiale, la toiture de la chapelle fut entièrement brûlée, de même que les toitures du cloître. Les bâtiments se groupaient principalement autour d'un cloître sont le côté duquel s'élevait une grande chapelle. Le cloître, de forme rectangulaire, ayant neuf travées dans sa plus grande longueur et sept dans la plus petite, est formé d'arcades en plein cintre reposant sur des piliers carrés. Il est couvert par un plafond à poutres apparentes au-dessus duquel s'élèvent, suivant les côtés, un ou deux étages. La chapelle présente un mélange d'architecture gothique et classique. Le grand pignon de la façade occidentale est composé d'une porte d'entrée décorée de deux pilastres avec fronton circulaire. Elle est accompagnée à droite et à gauche de deux petites ouvertures ornées de la même façon. Au-dessus se trouve une grande fenêtre en arc brisé, comportant un réseau de pierre entièrement inspiré de ceux du 14e siècle. La voûte, détruite, était en bois.