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POP | Plateforme ouverte du patrimoineHôtel de la Motte-Sanguin
Hôtel de la Motte-Sanguin






Référence de la notice
PA00098852
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
14 septembre 1993
Date de dernière modification de la notice
24 juillet 2026
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Hôtel de la Motte-Sanguin
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
hôtel
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Centre-Val de Loire ; Loiret (45) ; Orléans ; 2 rue de Solférino
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Centre
Adresse de l'édifice
Solférino (rue de) 2
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Année(s) de(s) campagne(s) de construction
1788 ; 1792
Auteur de l'édifice
Description historique
Hôtel construit de 1788 à 1792 par l'architecte Louis, qui fit son premier voyage à Orléans le 11 mars 1788 pour s'assurer de la nature du terrain au moyen de sondages. Ce fut la demeure de Lord Foxlow, directeur de l'usine de coton construite près de l'hôtel et dont le duc d'Orléans fut l'un des actionnaires. Le 11 janvier 1795, la Convention nationale vendit l'hôtel et la manufacture comme bien national, à lord Foxlow. La manufacture fut détruite par plusieurs incendies et reconstruite en lui donnant de moins en moins d'importance. En 1869, Napoléon III racheta le tout et en fit don aux hospices d'Orléans. En 1876, s'y installa l'Ecole d'artillerie du 5e corps. Ce qui restait des constructions de l'ancienne filature fut démoli et les bâtiments de l'école militaire édifiés. De son côté, l'hôtel n'a pas subi de modifications. Il se compose d'un rez-de-chaussée sur soubassement à refends, accessible sur chacune des grandes façades nord et sud par de grands emmarchements. L'étage présente des fenêtres à balustrades, surmontées de tablettes supportées par des consoles. Une corniche architravée à modillons couronne l'ensemble et dissimule le bas d'un étage d'attique. Le comble cintré est composé de fermettes formées de planches chevillées, système renouvelé de celui imaginé par Philibert Delorme. A l'intérieur, le rez-de-chaussée comprend vestibule, antichambre, salon et salle à manger ayant tous conservé leurs décors d'origine. Au premier étage, le salon de musique et la chambre à coucher ont également gardé leur décor.