Chapelle
Chapelle Impériale
Corse ; Corse-du-Sud (2A) ; Ajaccio
3e quart 19e siècle
1857 ; 1859
Le cardinal Fesch, mort en exil à Rome en 1839, avait affecté dans son testament une somme pour la construction d'une chapelle mortuaire pour y être enterré ainsi que les membres de sa famille. Son légataire universel, Joseph Bonaparte, n'ayant pas exécuté cette clause, c'est Napoléon III qui, en 1851, ordonna la translation des restes du cardinal et de Madame Mère. Deux architectes de la couronne furent désignés pour le projet et l'exécution du monument. Paccard fit les plans et Caseneuve dirigea les travaux qui commencèrent en 1857 pour s'achever en 1859. Le plan forme une croix latine et présente une nef avec collatéraux, traversée par un transept dont les quatre grandes arcades supportent un dôme éclairé par le sommet. La façade principale s'ouvre par une grande arcade donnant accès au porche d'entrée. Du porche, l'entrée se fait par une porte en bronze. Les bas-côtés sont fermés au moyen de grilles en fer forgé. A l'intérieur, les murs sont revêtus de stucs imitant le marbre. Le choeur, les pendentifs et la coupole à caissons sont ornés de grisailles. Les bas-côtés sont éclairés par six baies à vitraux. Le sol est dallé en marbre blanc et noir. La crypte octogonale située au-dessous est revêtue de marbre blanc. Les sarcophages ont été creusés dans l'épaisseur des murs et sont fermés par des dalles de marbre noir. Elle est éclairée par une rosace en bronze ajourée et scellée dans le dallage de la chapelle, au centre du transept.
Décor stuqué
Classé MH
1924/07/22 : classé MH
Chapelle Impériale : classement par arrêté du 22 juillet 1924
Arrêté
PM2A000364 ; PM2A000366 ; PM2A000367 ; PM2A000360 ; PM2A000361 ; PM2A000434 ; PM2A000362 ; PM2A000363 ; PM2A000365
À signaler
Propriété de l'Etat
Ministère chargé de la culture
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des édifices protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
1992
Dossier de protection