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Église Saint-Pierre






Référence de la notice
PA00101150
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
8 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
19 décembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Église Saint-Pierre
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Bourgogne-Franche-Comté ; Territoire de Belfort (90) ; Froidefontaine
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Franche-Comté
Références cadastrales
2019 AB 394, 396
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
"Au sud-est de Belfort, dans le Sundgau, le village de Froidefontaine possède une église romane dédiée à saint Pierre. Elle appartenait au prieuré clunisien fondé en 1105 par Ermentrude, veuve du comte Thierry de Montbéliard, sœur du pape Calixte II et de l'archevêque de Besançon Hugues II. Construit au XIIe s., le prieuré connut une période de déshérence au XVIe et au début du XVIIe s., avant d'être attribué par l'archiduc Léopold de Habsbourg (1614-1662), qui avait hérité de l'avouerie du prieuré, au collège des Jésuites d'Ensisheim autour de 1636. De cette période de renouveau date le bâtiment situé au nord de l'église, construit en 1720. Au début du XVIIe s., des travaux de réparations et reconstructions sont également menés sur la nef. Quand l'ordre des Jésuites est supprimé en Alsace, en 1765, les biens du collège d'Ensisheim sont attribués au Collège royal de Colmar jusqu'à la Révolution française.
Au début du XIXe s., le prieuré de Froidefontaine connaît des transformations. Deux bâtiments abbatiaux sont détruits et les premières travées de la nef sont démolies. Une nouvelle façade est dessinée en 1833 par l'architecte belfortain Aristide Poisat. Avant la Révolution, l'église a déjà perdu certains éléments de ses aménagements romans tel l'absidiole sud ainsi que le bras de transept sud (tous deux repérés par sondage archéologique) et sa toiture à deux pans. Il est possible également que le clocher ait été auparavant à la croisée du transept. Des travaux des années 1953 puis 1970-1980 ont modifié l'église.
L'église comprend un vaisseau basilical avec nef et bas-côtés, de quatre travées, et dont il manque plusieurs travées occidentales. La nef compte quatre travées d'arcade en plein cintre reposant sur des piles cylindriques à tablette carrée chanfreiné et à base octogonale coupée nette. Les colonnes de la première travée, plus grosses, portent des chapiteaux cubiques à tailloirs moulurés. Le chœur ouvre sur une abside en demi-cercle couverte d'une voûte en cul-de-four. L'arc de l'abside repose sur des impostes sculptées. À l'extérieur, l'abside est ornée d'une corniche ouvragée comprenant trois têtes sculptées. D'intéressants éléments sculptés ont également été retrouvés aux abords de l'église. René Tournier rattache stylistiquement l'église de Froidefontaine à l'influence rhénane. Elle peut être effectivement rapprochée d'autres églises romanes du Sundgau comme l'église Saint-Jacques-le-Majeur de Feldbach (Haut-Rhin). "