Église
Eglise Sainte-Cécile
Occitanie ; Hérault (34) ; Loupian
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
14e siècle
Une charte de 1099 mentionne une église Sainte-Cécile à Loupian parmi les possessions de l'abbaye de Psalmodi. L'église actuelle ne présente aucun vestige permettant de constater si elle a été bâtie sur l'emplacement de celle qui portait le même vocable au 11e siècle. L'édifice offre les caractéristiques des croisées d'ogives profils, chapiteaux et bases du 14e siècle. Le plan est classique des édifices gothiques du Languedoc, avec nef large et unique, constituée de cinq travées, et contreforts très saillants formant murs boutants. Ce plan découle généralement des nécessités de défense qui s'imposaient dans la région, mais la maçonnerie ne présente aucune trace apparente d'ouvrages militaires. La dernière travée, précédant le sanctuaire, est plus étroite et possède un défoncement supporté par un arc de décharge en tiers-point, qui marque dans le plan un embryon de transept. Les travées de la nef sont séparées par des pilastres chanfreinés avec colonnes cylindriques engagées. L'édifice possède deux portails avec redents moulurés de profils similaires à ceux de l'intérieur. Le portail principal s'ouvre sur la façade occidentale, dans l'axe de la nef. Un portail secondaire s'ouvrait dans la seconde travée de la façade nord. C'était vraisemblable la "porte des morts" donnant accès direct au cimetière qui se développait autour de l'église. Dans l'angle sud-ouest du bâtiment, un escalier à vis se développe dans une petite tour qui relie les deux contreforts d'angle et donne accès à la toiture.
Classé MH
1949/12/22 : classé MH
Eglise Sainte-Cécile : classement par arrêté du 22 décembre 1949
Arrêté
PM34000333 ; PM34003384
A signaler
Objets mobiliers protégés OMH
Propriété de la commune
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des édifices protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
1992
Dossier de protection
34143