Ministère
de la Culture
POP | Plateforme ouverte du patrimoineÉglise Saint-Etienne
Église Saint-Etienne






Référence de la notice
PA00103720
Nom de la base
Patrimoine architectural (Mérimée)
Producteur
Monuments historiques
Date de création de la notice
21 octobre 1993
Date de dernière modification de la notice
19 décembre 2025
Mentions légales
© Monuments historiques, 1992. Cette notice reprend intégralement les termes de l’arrêté de protection au titre des Monuments historiques. Elle répond à l’obligation réglementaire du ministère de la Culture d’établir la liste générale des immeubles protégés (art. R. 621-80 du Code du patrimoine). Elle est donc opposable et fait foi juridiquement. Aucune copie numérique ou papier ne sera fournie par courrier ni courriel. Le dossier de protection complet et l’arrêté sont consultables uniquement sur place, dans la salle de lecture de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP), à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne).
Désignation de l'édifice
Titre courant
Église Saint-Etienne
Producteur
Monuments historiques
Dénomination de l'édifice
église
Localisation au moment de la protection ou de l'étude
Localisation
Occitanie ; Hérault (34) ; Saussines
Précision sur la localisation
Anciennement région de : Languedoc-Roussillon
Références cadastrales
A 332
Localisation actualisée
Code INSEE de la commune actuelle
34296
Historique de l'édifice
Siècle de campagne principale de construction
Description historique
Mentionnée dès 1090 dans la chronique de Maguelone, l'église était le siège d'un prieuré dépendant du monastère de Psalmody. En 1694, le prieuré fut rattaché au chapitre d'Alès, avec attribution du titre de prieur au sous-chantre du chapitre cathédral. La construction, qui débuta sans doute à la fin du 11e ou au début du 12e siècle, paraît s'être étalée sur une période assez longue. Postérieurement à la construction, l'abside a été surélevée sur un plan polygonal et dans un appareil encore roman, quoique différent de l'appareil d'origine. Le clocher est une surélévation beaucoup plus récente. Quant à l'arcade campanaire, elle est moderne, ainsi que la chapelle latérale sud. Le plan présente une nef de deux travées, prolongée vers l'est par une courte travée de choeur et par un sanctuaire demi-circulaire. L'entrée conserve des vestiges de sa décoration romane avec les fragments mutilés des impostes des arcs, motifs de rinceaux à entrelacs. Les murs de rive ont été surélevés, probablement au moment du remplacement de la couverture primitive en lauzes par des tuiles canal. Le sanctuaire demi-circulaire est voûté en cul de four. Le bandeau est sculpté de quatre séries de motifs : larges palmettes d'axe vertical, rinceaux, palmettes, entrelacs. A l'arc triomphal, le chapiteau sud est historié. A gauche, un personnage à genoux lève les deux bras ; à droite, un autre personnage agenouillé, de profil, lève le bras droit tandis que son bras gauche est tiré en arrière par un monstre à queue de lion, entremêlé de branchages ; au centre, un animal ploie sous le poids d'un animal ailé aux pattes armées de serres.